En 2014, sept universités étaient en déficit. Une diminution par rapport aux deux années précédentes. C'est ce qu'explique le député François André, rapporteur spécial pour l'enseignement supérieur et la vie étudiante du projet de loi de finances 2016 dans un rapport rendu le 8 octobre.

« Sept universités sont déficitaires en 2014 ». C'est ce que révèle le rapport rendu le 8 octobre par le député François André, rapporteur spécial pour l'enseignement supérieur et la vie étudiante du projet de loi de finances 2016 au sein de la commission des finances de l'Assemblée nationale, rapporte News Tank Education.

De moins en moins de fac en déficit

Les établissements en déficit en 2014 sont les universités Blaise Pascal (Clermont-Ferrand 2), Joseph Fourier (Grenoble 1), Lille 1 Sciences technologies, Marne-la-Vallée, Pau et Pays de l'Adour, Reims Champagne-Ardenne et Paul Sabatier (Toulouse 3). Une diminution par rapport à 2013 (9 universités déficitaires) et 2012 (16 universités déficitaires).

« La réduction du nombre d'universités en situation de déficit se confirme », écrit François André. D'autre le rapporteur précise que trois établissements « présentent un double déficit en 2013 et 2014, alors qu'elles étaient sept sur les exercices 2012 et 2013 : Clermont-Ferrand 2, Grenoble 1 et Marne-la-Vallée. Cette dernière présente même un triple déficit en 2012, 2013 et 2014 », précise-t-il.

Le gouvernement était plus optimiste

En septembre 2014, Geneviève Fioraso, alors secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, était plus optimiste. « Nous avions 16 universités en déficit en 2012, huit en 2013 et il devrait y en avoir quatre en 2014, expliquait-elle. Les raisons de ces déficits s'expliquent. Certaines universités sont passées, tout à coup, d'un budget de 30 M€ à 300 M€ sans que leurs personnels aient été formés. Dès les premières alertes, nous avons organisé des cellules de crise avec des audits flash pour les universités en difficulté. »

La réduction du nombre d'universités en déficit, même si elle est moins importante que prévu, reste une nouvelle positive. Le travail reste toutefois important.