Après les vacances scolaires, seules quelques universités resteront bloquées jusqu’à lundi.

La mobilisation contre la sélection à l’entrée à l’université semble faiblir depuis l’évacuation du site de Tolbiac il y a deux semaines. Alors qu'’ils étaient une quinzaine début avril, ils ne sont plus que six établissements à être occupés un mois plus tard. Si la plupart des universités sont fermées depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois maintenant, certaines grandes écoles commencent elles aussi à faire de la résistance.

Deux instituts bloqués

C’est le cas de l’Ecole normale supérieure (ENS). Dans la nuit de mercredi à jeudi, plusieurs étudiants ont occupé le célèbre institut suite à un colloque organisé sur l’actualité de l’université. Ce matin, l’administration a préféré fermer l’établissement pour la journée après avoir constaté plusieurs dégradations.

L’institut d’études politiques de Toulouse a également apporté son soutien face à la mobilisation étudiante. Depuis ce matin, l’établissement est bloqué obligeant son directeur, Olivier Brossard à demander la fermeture du site pour la journée. A l’occasion d’une assemblée générale, les étudiants ont tout de même voté le déblocage de Sciences Po dès cet après-midi.

Des universités occupées jusqu’à lundi

Ailleurs, le blocage se poursuit. C’est le cas à Paris 8 où l’université restera fermée jusqu’à la prochaine AG qui se tiendra vendredi. A Strasbourg, le blocage a également été reconduit mais l’administration a annoncé que tous les bâtiments étaient accessibles ce jeudi.

A Rennes 2, l’établissement restera fermé jusqu’au 7 mai. Les examens sont quant à eux reportés au 17 mai. Mercredi, 1 450 étudiants de la fac de Nanterre ont également voté le blocage de leur école contre 350 opposants. Le président de l’université qui avait demandé une intervention policière le 9 avril a annoncé que les examens seraient délocalisés ou validés par le biais de devoir maison.

Retour au calme 

En revanche, d’autres établissements ont été évacués. Comme les universités de Nancy et Metz, où les étudiants ont été délogés le 25 avril. A Montpellier, les étudiants ont repris les cours lundi après les vacances de Pâques. Et ce, malgré de nouvelles tentatives de blocage. Certains bâtiments restent d’ailleurs fermés suite aux dégradations.

Lundi 30 avril, les étudiants ont également été évacués de l’un des sites de la Sorbonne, Censier. D’autres sites comme celui de Malesherbes et de Jussieu à Paris ont également été bloqués en début de semaine. A Jussieu, les cours ont été annulés ce jeudi.

A l’université de Toulouse, l’administration attend désormais l’intervention des forces de l’ordre pour évacuer l’établissement occupé depuis le 6 mars. Une décision ordonnée par le tribunal administratif mercredi 2 mai suite aux dégâts constatés.