Le harcèlement scolaire toucherait chaque année environ 700 000 élèves, selon les chiffres de ministère de l’éducation nationale, qui organise ce jeudi 9 novembre la troisième journée nationale contre le harcèlement depuis 2015.

22 % des victimes n’en parlent à personne

On estime que 12 % des élèves de primaire sont victimes de harcèlement scolaire, dont 5 % de manière sévère. Au collège, ils sont 10 % (dont 7 % de manière sévère) et 1,4 % au lycée. Un simple surnom méchant suffit à entrer dans cette catégorie, qui regroupe des actes pouvant aller jusqu’aux blessures, au racisme, au racket ou au harcèlement sexuel. Le cyberharcèlement, de plus en plus répandu avec l’omniprésence des téléphones portables et des réseaux sociaux, est également à prendre au sérieux.

Si 61 % des jeunes victimes déclarent avoir eu des pensées suicidaires, il s’expriment trop peu, puisque 22 % n’en parlent à personne. C’est pourquoi des opérations de sensibilisation comme cette journée nationale sont lancées. Plusieurs actions sont prévues : formations de référents, guides pour les victimes, témoins et famille et sensibilisation auprès de tous les élèves. 

Un numéro dédié et gratuit, le 3020, est à disposition des élèves parents et professeurs. Un site internet, nonauharcelement.education.gouv.fr, a également été mis en ligne.