50 000 salariés français travailleraient sous contrat "hybride", selon la Fondation ITG. Salariés autonomes, ils bénéficient ainsi d'avantages sociaux tout en ayant à chercher eux-mêmes leurs missions. Un contrat qui reste précaire, mais utile en période de crise.

A mi-chemin entre salariat et entrepreneuriat, les contrats hybrides séduisent de plus en plus de jeunes diplômés et de travailleurs, notamment les professions intellectuelles et les cadres ayant du mal à retrouver un CDI après une période de chômage. En France, 50 000 personnes bénéficient d'un tel contrat de travail, soit... 0,18 % de la population active. Un chiffre qui semble faire peu, mais qui place la France au 4e rang européen en la matière, selon une étude de la Fondation ITG. Les trois "champions" sont l'Italie (400 000 emplois concernés, soit 1,55 % de la population active), la Grande-Bretagne (200 000 emplois, soit 0,65 %) et les Pays-Bas (30 000, soit 0,35 %).

Autonomie et sécurité

Ces contrats hybrides s'adressent en particulier aux professions intellectuelles supérieures, pour l'autonomie qu'ils garantissent, ainsi qu'aux cadres séniors, pour leur souplesse.

En effet, en France, il existe de nombreux dispositifs : coopératives d'emploi et d'activité, groupement d'employeurs, CDI intérimaires,... Car, dans la pratique, les entreprises emploient des consultants : cela signifie qu'ils bénéficient des avantages sociaux, comme la cotisation retraite, la cotisation chômage, le droit à la formation,... tout en devant chercher eux-mêmes leurs missions auprès des clients. Mais si la sécurité existe, ces contrats demeurent tout de même relativement précaires. Car, entre les missions, le consultant salarié n'est pas rémunéré !