Trois questions à Rozen Thomas, directrice des alternances et des stages chez Orange

Quelle est l’importance donnée par Orange au contrat de professionnalisation ?

Le contrat de professionnalisation représente 30 % des alternants d’Orange, soit 1 400 salariés affectés sur l’ensemble de nos métiers. 89 % d’entre eux préparent un diplôme de l’enseignement supérieur, et 11 % sont au niveau baccalauréat ou inférieur.  Nous constatons très peu de décrochages lors de la formation. Nous avons un tuteur pour 1,06 alternants. Et 91 % de nos salariés en alternance considèrent que leurs tuteurs sont efficaces et méticuleux.

Quel avantage présente la professionnalisation par rapport à l’apprentissage ?

Le contrat de professionnalisation n’impose pas de limite d’âge. Il permet de toucher des demandeurs d’emploi, de les réorienter sur nos métiers et de féminiser le métier. A la différence du contrat d’apprentissage, on peut commencer quand on veut, et proposer un contenu adapté. Les profils d’alternants en professionnalisation sont généralement plus professionnels.

A partir de 24, 26 ans, les personnes sont plus expérimentées, plus matures et savent prendre du recul. Cela représente aussi un réel intérêt pour ceux qui sont frileux envers le monde éducatif, car le temps de présence est plus important en entreprise qu’à l’école.

Les embauches sont-elles nombreuses après un contrat de professionnalisation ?

Sur 6 000 recrutements programmés en CDI, Orange s’est engagé à recruter 1 800 personnes issues des alternances et des stages entre 2016 et 2018. Nous accueillons 2 500 alternants par an, souvent pour une durée de deux ans, et 2 500 stagiaires chaque année.