Le volet enseignement supérieur du rapport de la Cour des comptes, présenté le 2 juillet, dénonce une mésestimation chronique du nombre de boursiers. Le dépassement budgétaire pourrait ainsi s'élever à 120 millions d'euros.

Dans le volumineux rapport de la Cour des comptes, l'enseignement supérieur et la recherche n'est pas le poste de dépense qui connait le plus gros risque de dépassement budgétaire. Néanmoins, celui-ci pourrait s'élever à 120 millions d'euros, estiment les Sages.

En cause : "une sous-estimation chronique" des effectifs concernés par les bourses étudiantes, de l'ordre de 88 millions d'euros, à laquelle s'ajoute "l'effet du demi-mois supplémentaire" (10e mois de bourse), de l'ordre de 70 millions d'euros.

Dépassement modéré pour les salaires des universités

La Cour des comptes pointe également des "tensions" sur les masses salariales transférées aux universités autonomes. La raison de ces tensions : le "GVT (glissement vieillesse technicité, soit une hausse des salaires en raison de la progression des qualifications) "plus dynamique que prévu" dans certains établissements. "Les disponibilités en trésorerie et placements bancaires des universités seraient de nature à leur permettre d'absorber les effets de cette progression éventuelle du GVT", estime cependant le rapport.

Enfin, le dispositif "Jeunes entreprises innovantes" (JEI, qui exonère de certaines charges sociales les PME engagés dans des projets de R&D), pourrait "accuser un dépassement de 35 millions d'euros". Celui-ci serait néanmoins "absorbable par redéploiement".