Age, copies, langues, coût, effectifs… A quelques jours du baccalauréat, le ministère de l’éducation nationale dévoile les premiers chiffres de la session 2018.

Cette année, le nombre de candidats est en hausse (+ 5,06 %). Dès lundi, 753 148 élèves de terminale et 536 863 élèves de première passeront les épreuves du baccalauréat. 

Parmi eux, les lycéens généraux. Avec 6,09 % de candidats supplémentaires, ils restent les plus représentés : en 2018, 402 707 élèves passeront un bac S, ES ou L. Les candidats de la filière technologique sont également beaucoup plus nombreux qu’en 2017 avec 14 000 candidats supplémentaires, soit 154 822 élèves. Quant à la filière professionnelle, les futurs bacheliers représentent plus d’un quart des candidats soit 195 619 élèves. C’est légèrement moins qu’en 2017.  

Avant de connaître le nombre de bacheliers le 6 juillet prochain, voici quelques chiffres de la session 2018.

De 11 à 76 ans

Des candidats de plus en plus nombreux mais aussi de plus en plus jeunes. Cette année, la plus jeune candidate au bac est âgée de 11 ans, un record. Alors qu’elle devrait passer en sixième, la jeune fille sera face à des élèves âgés de sept ans de plus qu’elle. Actuellement, le plus jeune bachelier de l’histoire était âgé de 11 ans et 11 mois, c’était en 1989.

Quant au candidat le plus âgé, il est né en 1942. A 76 ans, ce candidat est pourtant loin du record. En 2015, un autre élève peu ordinaire avait passé le bac à 93 ans. 

4 millions de copies à corriger

Le bac, c’est aussi toute une organisation. Un an avant de passer les examens, lorsque les futurs candidats profitent de leurs vacances d’été, les professeurs sont déjà sur le pied de guerre pour concocter les sujets de la prochaine session. Cette année, 2 900 sujets ont été élaborés. Mais ce n’est rien comparé aux quatre millions de copies à corriger avant le 6 juillet. 

Au total, pas moins de 174 331 correcteurs et examinateurs sont réquisitionnés. Mais chaque copie vaut de l’or : les correcteurs gagnent 5 € par copie corrigée et sont payés 9,60 € / heure pour faire passer les oraux. C’est légèrement moins que le smic horaire fixé à 9,88 € en 2018.

60 langues vivantes au programme

Qu’ils les choisissent en première ou deuxième langue voire en option, les candidats avaient l’embarras du choix pour sélectionner leurs langues vivantes. Au total, 23 langues étrangères étaient proposées tel que l’anglais ou l’allemand. Des langues courantes mais pas seulement. Parmi les 24 langues facultatives, on pouvait trouver le bambara, le swahili, l’albanais ou le peul. Avec la langue des signes, les langues régionales étaient également abordables comme le breton, le basque, la wallisien, le gallo…

80 euros par élève

Le baccalauréat a aussi un coût. En France, 4 635 centres d’examen accueilleront les candidats. Pour les payer, chaque élève présent débourse 80 €. Des coûts qui recouvrent les frais d’organisation mais aussi le salaire des surveillants et leurs frais de déplacement.

Jusqu’à 9 000 € d’amende

Comme pour chaque examen, la triche est strictement interdite. Les sanctions peuvent varier selon la faute commise. En plus de voir leur épreuve annulée, de ne pas pouvoir passer d’examens pendant cinq ans et de ne pas pouvoir intégrer l’enseignement supérieur, les candidats risquent aussi une amende de 9 000 € et trois ans d’emprisonnement. En 2017, 975 cas de fraude ont été recensés, c’est 6,6 % de plus qu’en 2016. 

Plus de 68 000 candidats d’écart selon les académies

Tous ces candidats ne sont pas répartis équitablement sur le territoire. Si Versailles accueille plus de 71 000 élèves, la Corse n’en compte que 2 800. Des disparités également visibles dans les départements et régions d’Outre-mer qui recensent environ 32 000 candidats, ce qui équivaut à l’académie d’Aix-Marseille.

Zéro candidat dans une filière

Même constat au sein des filières. Alors que le bac scientifique compte plus de 200 000 candidats, d’autres n’en comptent pas plus d’une dizaine. Voire même aucun pour le bac professionnel artisanat et métiers d’art, option facteur d’orgues-tuyautier. L’artisanat n’a pas remporté l’adhésion de nombreux candidats pour la session 2018 contrairement aux filières plus économiques. Le bac pro gestion-administration rassemble plus de 27 000 candidats tout comme le commerce qui en dénombre près de 26 000.