Favoriser l'entrepreneuriat étudiant, telle est la volonté du ministère de l'Enseignement supérieur, qui vient d'annoncer le lancement de plusieurs chantiers en vue de changer les mentalités. Parmi ceux-ci, les PEPITE, lieux où les étudiants créatifs seront encadrés et soutenus. 25 projets ont été retenus suite à l'appel d'offre lancé l'an dernier par le ministère.

Alors que de plus en plus de jeunes diplômés issus d'une école de commerce deviennent entrepreneurs, le ministère de l'Enseignement supérieur entend soutenir les jeunes dans leurs projets entrepreneuriaux, même à l'université. Geneviève Fioraso vient ainsi de présenter 25 PEPITE - pour Pôle Etudiant pour l'Innovation, le Transfert et l'Entrepreneuriat -, retenus suite à un appel d'offre lancé l'an dernier.

Une idée forte, puisque ces PEPITE sont des lieux où les jeunes pourront être formés à l'entrepreneuriat et à l'innovation, tout en étant accompagnés et aidés dans leur projet. De quoi changer les mentalités et booster l'entrepreneuriat étudiant !

Développer une culture de l'entrepreneuriat

Avec ces lieux de soutien et d'impulsion, le ministère de l'Enseignement supérieur souhaite dynamiser les projets des étudiants. "C'est cette culture de l'entrepreneuriat que j'ai souhaitée développer pour les 2,4 millions d'étudiants accueillis dans l'enseignement supérieur. Comment ? En favorisant la formation à la conduite de projets, la créativité, la diffusion et les usages du numérique (cours en ligne, fablabs...), en reconnaissant l'audace et la prise de risques liées à la conduite de projets et la création d'entreprises", a annoncé la ministre de l'Enseignement supérieur.

A l'étranger, et notamment aux Etats-Unis, cette culture entrepreneuriale chez les jeunes existe déjà, et est ancrée dans les mœurs, comme en atteste les réussites "souvent portées par des étudiants ou jeunes diplômés" : "c'est le cas d'Apple, Hewlett Packard ou Google", rappelle le communiqué du ministère.

Une ambition française

"Ce changement de culture est indispensable. C'est un enjeu essentiel pour notre économie, pour la compétitivité de notre pays", a martelé Geneviève Fioraso. Ces PEPITE s'inscrivent ainsi "dans un plan plus global, initié par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en faveur de l'entrepreneuriat étudiant, qui s'articule autour de cinq mesures". Outre les PEPITE, la généralisation des formations à l'entrepreneuriat et à l'innovation, de la licence au master, se fera dès la rentrée 2014. Le ministère compte bien également créer une formation au transfert et à la propriété intellectuelle pour les étudiants en master et les doctorants, en lien avec les incubateurs et SATT.

Pour faciliter les démarches, il est aussi prévu de créer un statut "étudiant-entrepreneur" pour les étudiants ou jeunes diplômés porteurs de projets de création d'entreprise, statut attendu pour la rentrée prochaine.