Après une très longue procédure, la Société générale vient d'être condamnée à verser 80 000 euros à un ancien étudiant de Toulouse Business School (ex groupe ESC Toulouse) à qui elle avait volé le projet.

Huit années. C'est le temps qu'a duré la procédure judiciaire qu'avait entamé en 2007 Keba Diop, ancien étudiant de Toulouse Business School (à l'époque groupe ESC Toulouse), à l'encontre de la Société générale. Le jeune homme accusait la banque d'avoir volé son projet.

Une histoire peu commune

En 2004, Keba Diop est étudiant en master à Toulouse Business School. Il décide de présenter à la Société générale un projet né de son mémoire d'études : « Transcompte ». L'idée ? Donner la possibilité aux étrangers vivant en France d'ouvrir deux comptes, dont un dans leur pays d'origine. L'objectif : rendre plus aisé les transferts d'argent.

Trois ans plus tard, en 2007, l'ancien étudiant se rend compte que la Société générale a repris son concept, sans l'en avertir, en le rebaptisant « Votre banque ici et là-bas ». Il décide alors d'attaquer la banque pour « vol de propriété intellectuelle » et « concurrence déloyale ».

Une belle victoire

En 2012, la Société générale gagne le procès. Keba Diop décide donc de faire appel auprès de la Cour d'appel de Toulouse. Celle-ci lui donne raison en janvier 2014 : la banque est condamnée à verser 80 000 euros de dommages intérêts. Mais cette dernière prend alors la décision de se pourvoir en cassation. Finalement, la Cour de cassation confirme la sentence.

Malgré la victoire judiciaire, l'ancien étudiant et son avocat sont déçus par le montant des dommages et intérêts. Kéba Diop demandait 15 millions d'euros. « Je ne peux pas me réjouir d'un tel montant, a-t-il expliqué au Huffington Post. Il nous reste encore des recours au niveau européen ». D'après lui, « Votre banque ici et là-bas » aurait permis à l'établissement de générer plusieurs centaines de millions d'euros de recettes.