Les diplômés en sciences technologies santé (STS) ont plus de chance de trouver un emploi que la plupart des autres diplômés.

Les métiers de demain ne concernent pas seulement le domaine des nouvelles technologies ou de l’informatique. Les métiers de la santé, qui ont parfois tendance à être oubliés, ont aussi un bel avenir devant eux.

Des études publiées mardi 5 décembre par le ministère de l’enseignement supérieur montrent que l’insertion professionnelle des diplômés en STS varie entre 87 % (doctorat) et 94 % (licence professionnelle). Moins de trois ans après avoir obtenu leur diplôme, plus de neuf étudiants sur dix ont un emploi.

98 % travaillent à temps plein

Et en plus d’occuper un emploi, les jeunes diplômés de la santé travaillent plutôt dans de bonnes conditions. Qu’ils soient diplômés d’un DUT, d’une licence professionnelle ou d’un master, les jeunes obtiennent généralement un emploi à temps plein (96 % des DUT et des masters et 98 % des licences professionnelles). 

Les diplômés d’un master en STS obtiennent un poste de cadre ou de profession intermédiaire dans 94 % des cas, contrairement aux diplômés de licence professionnelle (86 %) et de DUT (82 %). Selon le ministère, cette différence s’explique par des inégalités entre les sexes. Le taux de féminisation est plus élevé dans ces formations, notamment en DUT, or « les femmes au sein de ces disciplines accèdent dans de moindres proportions que les hommes à ces niveaux de qualification ».

Les doctorants, moins stables que la moyenne

Seuls les diplômés d’un doctorat en Sciences du vivant (biologie, médecine et santé) connaissent plus de difficultés. Trois ans après avoir terminé leurs études, la moitié des doctorants ont un emploi stable (53,3 %), contre 80 % des diplômés d’une licence professionnelle. 

Cette nuance pourrait s’expliquer par les secteurs d’activité visés par les étudiants : la majorité des doctorants exercent au sein des universités (61,4 %), contrairement aux diplômés de masters, qui travaillent davantage en entreprises. Plus de quatre diplômés en STS sur cinq exercent leur métier dans le privé. En licence professionnelle, ce secteur attire neuf jeunes sur dix. 

Pour autant, les doctorants connaissent eux-aussi de bonnes conditions d'emploi : 92,6 % d’entre eux occupent un poste de cadre et 95,4 % travaillent à temps plein. 

Des métiers qui rapportent

Les diplômés en STS ont aussi le salaire le plus élevé, par rapport aux autres filières. Ils gagnent entre 1 600 € (DUT) et 2 345 € (doctorat) net par mois, trois ans après avoir obtenu leur diplôme. C’est 200 € de plus que les diplômés de DUT ou de licence professionnelle en sciences humaines et sociales (1 350 € contre 1 600 € en DUT et 1 460 € contre 1 650 € en licence professionnelle). Et 300 € de plus après un master (1 690 € en SHS contre 2 000 € en STS). 

Les doctorants ont, quant à eux, la plus grande perspective d’évolution de leur salaire : au bout de trois ans, leur salaire augmente de 11 %, par rapport à l’année qui suit l’obtention du doctorat.

Le cas particulier des élèves infirmiers

Mais ces bonnes statistiques ne s'appliquent pas au métier d'infirmiers. Les diplômés des écoles d’infirmiers ont un statut plus précaire que les autres diplômés. Selon une enquête de la fédération nationale des étudiants en soins infirmiers, réalisée en 2014, 45 % des jeunes infirmiers sont en CDD non renouvelable et 14 % sont au chômage. Si 55 % d’entre eux trouvent un emploi au bout d’un mois, un tiers des diplômés reste tout de même au chômage pendant trois mois.