Bien que les étudiantes en écoles d’ingénieurs soient de plus en plus nombreuses, elles représentent toujours moins de 30 % de l’effectif total d’étudiants.

Lors de l’année universitaire 2016-2017, 39 264 femmes étaient inscrites dans les écoles d’ingénieurs de France, selon une étude de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI), soit 28 % des effectifs totaux d’élèves ingénieurs.

De 20 à 28 % en 20 ans

Bien qu’elles visent la parité, les écoles d’ingénieurs peinent ainsi à faire évoluer la part de filles dans leurs effectifs étudiants, qui stagne autour de 28 % depuis 2012, après avoir augmenté de 19,9 % en 1990 à 27,8 % en 2011. Leur nombre, en revanche, est en constante augmentation : + 3,8 % sur un an, + 12,4 % sur cinq ans, + 44,5 % sur dix ans et + 243 % sur 25 ans. 

Selon l’étude de la Cdefi, on compte aujourd’hui un peu plus d’un million d’ingénieurs diplômés d’une école française, dont 809 000 sont en activité. Parmi eux, simplement 20 % de femmes. Elles sont toutefois plus représentées dans les secteurs de l’industrie agroalimentaire, de l’enseignement et recherche, de l’agriculture et de l’industrie pharmaceutique. 

Encore des inégalités de salaires

Le dernier volet de l’étude montre que le chemin à parcourir pour la parité et l’égalité est encore long. Chez les ingénieurs, le salaire brut médian est de 56 000 euros par an. Un bon revenu qui cache de grandes disparités, puisque la moyenne des hommes atteint 59 600 euros, contre 47 100 euros pour les femmes.

Les différences s’observent dès le début de la carrière : les femmes de moins de 30 ans touchent 5 % de moins que les hommes du même âge. Ensuite, la différence augmente, jusqu’à atteindre 24 % chez les 55-59 ans. Une statistique qui résulte du plafond de verre. « L’accès des femmes à des postes avec des responsabilités hiérarchiques impacte le niveau de salaire perçu », observent les auteurs de l’étude. Or, « les femmes accèdent moins souvent » à ces postes.