A la rentrée 2015, les étudiants n'auront plus le choix qu'entre 173 intitulés de licences professionnelles. Aujourd'hui, il en existe plus de 1 800 ! Un choix pédagogique tactique, afin de renforcer la lisibilité des formations, mais également l'employabilité des jeunes diplômés.

C'est un grand nettoyage de printemps qu'a lancé le ministère de l'Enseignement supérieur. Après les licences et les masters, c'est au tour des licences professionnelles de voir leurs nomenclatures simplifiées. Leur nombre va ainsi passer de 1 844 à 173, dès la rentrée 2015.

Renforcer la lisibilité de l'offre

Près d'un tiers des 161 000 diplômés de licence (29 %) sont titulaires d'une licence professionnelle. Reconnu et apprécié des employeurs, ce diplôme permet une très bonne insertion professionnelle, avec un taux moyen de l'ordre de 91 %, selon l'enquête sur l'insertion professionnelle des diplômés 2010 de l'université, menée par le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

"L'enjeu de cette réforme est d'accompagner la réussite et l'insertion professionnelle des jeunes. La simplification des intitulés de formation permettra de rendre nos formations universitaires, dont la qualité est reconnue, plus accessibles et plus lisibles pour les jeunes, les familles, les employeurs et les étudiants étrangers que nous voulons attirer toujours plus nombreux", met en avant Geneviève Fioraso.

Une décision quasi-unanime

La ministre de l'Enseignement supérieur "salue l'adoption, par le CNESER, lundi 17 mars, de la nouvelle nomenclature simplifiée de la licence professionnelle", indique le communiqué du ministère. Et l'on peut quasiment parler de plébiscite : 31 voix ont été enregistrées en faveur de la réforme, et seulement 3 contre ! "Ce vote est le résultat d'un important travail de concertation, engagé il y a un an par les services du Ministère avec les représentants des différentes branches professionnelles, les organisations syndicales, l'Association des directeurs d'IUT (ADIUT) et la conférence des Présidents d'Universités (CPU)", souligne encore le ministère.