Après les élections au Cnous, la Fage se positionne comme première organisation étudiante, devant l’Unef.

C’est officiel : l’Union nationale des étudiants de France (Unef) n’est plus le premier syndicat étudiant du pays. Après les élections au Conseil national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous), le 31 janvier 2017, ce statut revient à la Fédération des associations générales étudiantes (Fage). 

5 représentants contre 3

Celle-ci a en effet placé cinq étudiants élus au conseil d’administration, contre trois pour l’Unef. Cette nouvelle majorité n’est pas une surprise. En novembre dernier, la Fage avait déjà remporté les élections régionales, avec 90 représentants élus sur un total de 196, contre 66 pour l’Unef. Ce sont ces 196 élus qui ont désigné, le 31 janvier, les représentants au conseil d’administration du Cnous. Résultats : 91 voix pour la Fage, 67 pour l’Unef. Avec respectivement 17 et 12 voix, Promotion et défense des étudiants (PDE) et l’Union nationale inter-universitaire (UNI) ne peuvent pas placer de représentant au conseil.

Très faible participation

Jimmy Losfeld, président de la Fage a salué ce « score historique ». « Il s’agit d’un message fort par rapport aux idées que nous défendons, estime-t-il. Il y a urgence, la nation doit se fixer une nouvelle priorité jeunesse. » 

Du côté de l’Unef, on relativise la défaite, préférant pointer du doigt la très faible participation aux votes : 183 000 étudiants ont voté, soit 7,51 % seulement. Pour Lilâ Le Bas, sa présidente, « c’est le signe du fossé qui se creuse entre les étudiants et les pouvoirs publics ». 

Concernant le scrutin, elle ne voit pas de « bouleversement du rapport de force entre les organisations étudiantes ». Selon elle, si la Fage a bel et bien plus de représentants élus, le nombre total des voix accordées à l’Unef lors des élections régionales serait supérieur.