Quinze universités françaises se retrouvent actuellement dans une situation financière « dégradée » ou « très dégradée ». Une note d’analyse de la Cour des comptes publiée le 31 mai dernier est particulièrement accablante pour six d’entre elles.

La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme. Quinze universités françaises connaissent une situation financière dégradée à en croire sa dernière note d’analyse sur le budget 2016 du 31 mai dernier.

A travers cette grille d’alerte réalisée par le ministère de l’Enseignement supérieur, on découvre que six universités font face à une situation particulièrement critique. Ainsi, les universités de Limoges, Orléans, Pau, Reims, Toulouse-III et Bretagne-Sud sont classées au niveau le plus élevé en termes de risques financiers, soit « situation très dégradée, risque d’insoutenabilité à court et moyen terme ».

Neuf autres universités en difficulté

Les universités des Antilles, de Clermont-Ferrand-II, de Corse, de Grenoble-Alpes, de Guyane, Lille-I, Marne la Vallée et Paris-I-Panthéon-Sorbonne rencontrent aussi des difficultés financières. Toutefois, leur situation ne présente un risque d’insoutenabilité qu’à moyen terme (niveau 2).

Loi Pécresse et explosion du nombre d’étudiants

Depuis la loi Pécresse de 2007, les universités sont devenues autonomes et sont confrontées à de cruels manques de moyens. Parallèlement à cela, les facs ne cessent de voir le nombre d’étudiants augmenter d’années en années. 40.000 nouveaux étudiants sont attendus pour la rentrée 2017 dans l’enseignement supérieur.

Un constat qui n’est pas sans rappeler la situation de l’université de Bourgogne en proie à de fortes tensions depuis la fin du mois de mai. Des membres du personnel et des étudiants avaient manifesté leur mécontentement contre la suppression de 40.000 heures d’enseignement.