Jeudi 18 septembre, plusieurs écoles ont annoncé qu'elles ne feraient plus partie de la future communauté d'universités et établissements (Comue) Hésam.

C'est l'hécatombe à l'Hésam. Jeudi 18 septembre, pas moins de 5 établissements ont manifesté leur souhait de ne pas faire partie de la future communauté d'universités et établissements (Comue) : l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), l'Ecole pratique des hautes études (EPHE), l'Ecole française d'Extrême-Orient (EFEO), la Fondation maison des sciences de l'homme (FMSH) et un peu plus tard l'Ecole nationale des Chartes.

Un communiqué de presse collectif

C'est hier matin que quatre écoles du rassemblement (l'EHESS, l'EPHE, l'EFEO et la FMSH) ont manifesté leur souhait de ne plus faire partie du projet. Dans un communiqué, les établissements expliquent qu'ils ne se retrouvent plus dans le projet de l'Hésam : « ni dans les nouvelles orientations ni dans l'organisation qui se profilent ».

Une décision qui fait suite à une période de crise que traversait l'Hésam depuis le printemps 2014, notamment concernant les différents statuts.

L'incompréhension des autres établissements

La décision passe très mal auprès des autres établissements membres de l'Hésam. Sur educpros.fr, Philippe Boutry, président de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne explique : « Personne n'a été prévenu avant l'annonce en réunion ce matin. Cela devait pourtant être bien concerté, en amont, étant donné le communiqué de presse et l'interview parus au même moment. C'est assez indélicat de prévenir les journalistes avant ses collègues. »

L'école nationale des Chartes en rajoute une couche

Cette nouvelle n'a pas tardé à faire réagir les autres établissements. L'Hésam peut-elle avoir un avenir sans ces 4 établissements, dont plusieurs étaient d'ailleurs à l'origine du rassemblement ? L'Ecole nationale des Chartes, par le biais de son directeur, Jean-Michel Leniaud, a rapidement exprimé sa volonté de quitter le regroupement.

Dans un communiqué recueilli par News Tank Education, le directeur explique que l'établissement « examinera très prochainement, dans le cadre de son conseil d'administration, les conditions dans lesquelles elle pourra sortir de la manière la plus appropriée de la Comue Hésam dont elle constate à regret l'actuelle désintégration ». Une rentrée très difficile pour la future communauté d'universités et d'établissements.