L'université de Montpellier accuse un grave déficit. Pour continuer d'exister, elle envisage des mesures drastiques, et l'une d'elles serait la fermeture pure et simple de l'antenne universitaire de Béziers...

Mauvaise nouvelle pour les étudiants de Béziers : l'antenne locale de l'université Paul Valéry de Montpellier pourrait bien fermer, faute de moyens financiers. L'université de Montpellier est en effet en déficit structurel de 3 millions d'euros par an, selon sa présidente, Anne Fraïsse. "Nous sommes en déficit chronique. C'est la conséquence de l'autonomie des universités. L'Etat a transféré la masse salariale sans transférer les crédits pour les payer, soit 7 millions d'euros en trois ans", déplore la présidente. Une autonomie des universités déjà pointée du doigt par les sénateurs, en avril dernier. Mais cette fois, les conséquences semblent inéluctables...

Des mesures drastiques

La fermeture de l'antenne de Béziers forcerait les 700 étudiants qui suivent des cours en psychologie, histoire, information et communication,...  à terminer leurs études à Montpellier. Mais cela ne serait pas la seule mesure drastique : l'université de Montpellier devra encore fournir des efforts colossaux pour continuer d'exister. Parmi ces mesures, sont envisagés la mise en place de quotas pour l'entrée des étudiants en première année de licence dès la rentrée 2014, le gel partiel - voire total - du recrutement des enseignants, le désengagement progressif de la formation continue et de la formation des étudiants étrangers,...