Aujourd'hui, l'enseignement supérieur est "globalisé" et "les universités se livrent à une concurrence internationale dans tous les domaines". C'est sur ce constat que la Directrice-Générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a inauguré le forum mondial dédié aux classements et aux évaluations dans l'enseignement supérieur, que  l'organisme international organisait les 16 et 17 mai à Paris.

Eloges et reproches pour les classements

Pour la Directrice Générale de l'UNESCO, "la concurrence et les comparaisons internationales peuvent être positives et utiles, pour y voir clair dans un paysage complexe, pour définir des critères d'évaluation et permettre à tous de rendre des comptes", néanmoins elle a également soulevé les critiques de la communauté éducatives vis-à-vis de ces palmarès : la recherche privilégiée au détriment de l'enseignement ou l'attention trop grande accordée aux données quantitatives, "au détriment des aspects qualitatifs".

Classements et politiques gouvernementales

Irina Bokova a également avertit dans son discours qu'il fallait "réfléchir avec la plus grande vigilance à l'impact de classements sur les politiques gouvernementales" et invité "à penser les classements comme un outil au service des systèmes éducatifs, et ne pas mettre les systèmes éducatifs au service des classements".

La solution pour corriger les travers des classements pour la directrice de l'UNESCO : "diversifier les classements, élargir le spectre d'observation des systèmes éducatifs, et surtout donner le mode d'emploi de ces classements, car certains, peut être, leur demandent plus que ce qu'ils peuvent donner".

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