Face aux demandes de plus en plus nombreuses pour entrer en master, le syndicat étudiant souhaite que le gouvernement prenne ses responsabilités.

La bataille des chiffres est relancée. Après avoir alerté le ministère sur la nécessité de créer non pas 19 000 mais 66 000 places supplémentaires en licence, BTS et DUT, l’Unef exige cette fois la création de 13 000 nouvelles places en master. Avec potentiellement près de 65 000 étudiants supplémentaires à la rentrée 2018, dont 10 000 en master, l’union nationale des étudiants de France (Unef) exige que le gouvernement permette « à tous d’accéder au plus haut niveau de formation ».

Droit à la poursuite d’étude

Avec le baby-boom des années 2000, le nombre d’étudiants est en train d’exploser. Si seulement 5 000 nouveaux étudiants sont entrés en master en 2016, cette année, ils pourraient être près de 10 100 supplémentaires. Pour l’Unef, « la rentrée s’annonce particulièrement tendue ». 

En plus de ce manque de places, le syndicat dénonce la sélection à l’entrée en master. « Malheureusement, le parcours du combattant ne s’arrête pas là. » En 2017, près de mille étudiants n’avaient pas pu continuer leurs études après leur licence suite à l’instauration de cette loi. Une situation intolérable pour le syndicat qui demande le respect du droit à la poursuite d’études.

Un plan d’urgence nécessaire

Or, alors que le gouvernement prévoit la création de 19 000 places supplémentaires en licence, DUT et BTS pour la rentrée 2018, aucune mention n’a été faite concernant le master. « Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et annoncer la création d’un plan d’urgence pour créer des places supplémentaires en master. »

En plus des 13 000 places demandées « pour combler les retards accumulés », le syndicat insiste sur la nécessité d’aider les étudiants en difficulté. Lorsque les inscriptions des élèves de master sont refusées, l’Unef exige que le recteur leur fasse trois nouvelles propositions afin qu’ils puissent continuer leur formation.