Selon une récente enquête, les diplômés d’IAE jouissent d’une excellente insertion après l’obtention de leur diplôme. De quoi rivaliser avec les écoles de commerce, malgré encore d’importantes inégalités entre hommes et femmes.

Les instituts d’administration des entreprises (IAE), une voie royale vers l’emploi ? Selon l’enquête « Devenir des diplômés d’IAE », ce diplôme jouit dans tous les cas d’un très bon taux d’insertion : 62,9 % trouvent un emploi dans les deux mois suivant l’obtention du diplôme, 83 % dans les 6 mois et 93,2 % dans l’année suivante. Et près d’un diplômé instisur deux est activité directement à l’issue du stage (32,1 %) ou de l’alternance (15,4 %).

En concurrence avec les grandes écoles

L’enquête a été menée auprès de l’ensemble des diplômés d’un IAE depuis 1955, année de sa création. Sur les 9 151 répondants, 47 % ont moins de 30 ans, et 29 % ont entre 31 et 40 ans. Ces résultats laissent apparaître qu’en terme d’employabilité, les IAE rivalisent avec les grandes écoles de commerce. En effet, selon l’enquête d’insertion 2016 de la Conférence des grandes écoles (CGE), l’insertion de leurs diplômés après 6 mois est de… 83,1 % !

Toutefois, alors que la rémunération à la sortie d’une grande école est attractive (33 542 euros bruts annuels en 2016), celle après un IAE est en stagnation : l’étude montre « une forte augmentation des rémunérations à la première embauche jusqu’en 2006, puis une stabilisation depuis ». Aujourd’hui, 54 % des jeunes diplômés gagnent plus de 26 000 euros bruts par an dans le cadre de leur premier emploi, quand c’était déjà le cas de 53 % des diplômés il y a une douzaine d’années.

Inégalités entre hommes et femmes

L’intégration dans les entreprises se passe elle aussi plutôt bien. En 2016, 82 % des diplômés d’IAE sont en CDI, 7 % en CDD et 6 % sont chef d’entreprise ou indépendant. Malgré tout, l’étude fait ressortir d’importantes inégalités entre les hommes et les femmes. Ainsi, les femmes sont beaucoup moins nombreuses que les hommes à décrocher un CDI lors de la première embauche (55 % contre 71 % des hommes) et sont moins représentées dans les postes à responsabilités : 7 % d’entre elles sont dirigeantes, contre 12 % des hommes.