Le 13 octobre, lors d'un déplacement à Grenoble, Thierry Mandon, secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a déclaré à News Tank Education son envie de bâtir un nouveau modèle économique pour l'enseignement supérieur. Une position également défendue par la Conférence des grandes écoles (CGE).

Augmentation des droits de scolarité, fundraising, formation continue, contribution des entreprises,... : de nombreuses pistes sont explorées pour trouver un nouveau modèle économique viable pour les établissements d'enseignement supérieur. En cette rentrée 2015, malgré l'annonce du gouvernement d'augmenter le budget du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche de 165 millions d'euros pour 2016, de nombreuses voix se font entendre. Elles souhaitent la construction d'un nouveau modèle économique pour l'enseignement supérieur.

La CGE réfléchit à de nouveaux modèles

Le 5 octobre, la Conférence des grandes écoles (CGE) publiait un communiqué de presse dans lequel elle expliquait vouloir « mettre en place de nouveaux modèles ». L'objectif étant pour l'organisation de donner aux acteurs de l'enseignement supérieur « une vision à moyen termes de leurs capacités financières, les responsabiliser et leur donner des marges de manœuvre ».

Sur les dernières années, la CGE explique que « les grandes écoles ont accueilli 109 000 étudiants supplémentaires, soit une hausse de 36 % de leurs effectifs, alors que dans le même temps, les universités ont vu leurs effectifs croître de 7,5% (soit 97 000 étudiants supplémentaires). »

Il revient donc à « l'ensemble de la communauté, universités, écoles, de relever ensemble les défis et de permettre que les objectifs ambitieux de la StraNES soient atteints », conclut l'organisation.

Une réflexion partagée par Thierry Mandon

Le 2 septembre, Thierry Mandon, évoquait déjà le sujet. Selon Europe 1, le secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche envisage de confier aux universités une partie de la formation professionnelle à partir de la rentrée 2016. Une solution qui permettrait aux établissements de récupérer 5 % du budget dédié à la formation professionnelle, soit 1,6 milliard d'euros environ. Une augmentation des ressources considérable pour les universités.

« Je me réjouis de l'inflexion réelle du budget de l'enseignement supérieur et de la recherche décidée par le gouvernement. Il s'agit de la progression la plus importante depuis 2012. Plus qu'un manque de financement de l'Etat, l'enseignement supérieur souffre d'un problème lié à son modèle économique. Nous allons le traiter en travaillant sur la question 'comment bâtir ensemble ce nouveau modèle' », a déclaré Thierry Mandon, le 13 octobre à News Tank Education, lors d'un déplacement à Grenoble. Un chantier important pour le secrétaire d'Etat et les établissements d'enseignement supérieur.