Alors que beaucoup de jeunes recherchent des métiers à forte utilité sociale, les professions de l’économie sociale et solidaire (ESS) représentent un vrai vivier de recrutement. Petit aperçu d’un secteur porteur pour la nouvelle génération.

Mettre l’Homme au centre de l’entreprise, c’est la principale caractéristique de l’économie sociale et solidaire (ESS). Ces métiers cherchent avant tout à concilier activité économique et utilité sociale.

Un atout séduisant pour les plus jeunes à la recherche de professions qui ont du sens. Social, santé, ou encore banque, de nombreux secteurs sont représentés dans le domaine de l’ESS. A noter que les trois quarts des travailleurs sociaux travaillent dans l’associatif.

700 000 départs à la retraite d’ici 2025

Si vous êtes intéressé(e) pour travailler dans cette branche, sachez que le secteur va avoir besoin de jeunes ces prochaines années. En effet, à en croire le guide 2017 du Centre de documentation et d’information jeunesse (CIDJ), près de 700 000 départs à la retraite sont attendus dans le secteur de l’ESS dont 120 000 dès cette année.

Si tous les départs ne seront pas remplacés, « c’est bien dans l’ESS que les plus grandes perspectives de recrutement se trouvent », assure Michel Tandit, coordinateur du guide au CIDJ au Monde.

Aider les autres

Parmi les 2,3 millions de salariés que représente le secteur de l’économie sociale et solidaire, 35 % figurent dans le secteur social.

Dans cette branche, on retrouve les métiers d’aide à la personne, d’auxiliaire de vie ou encore de technicien(ne) de l’intervention sociale et familiale. Ce dernier s'occupe d'apporter un soutien matériel et moral aux familles traversant des périodes cmpliquées (maladie, décès). 

De plus, d’après les données publiées fin 2016 par l’Observatoire national de l’ESS, ce sont ces branches-là dans lesquelles se libèrent le plus de places. On compte 287 000 postes vacants d’ici 2025 et 40 000 dès 2017. Un bémol toutefois, la majeure partie de ces emplois sont à temps partiel, ce qui rend parfois le recrutement plus difficile.

Des métiers qualifiés

Si vous vous sentez plus proche de la jeunesse, certaines voies sont susceptibles de vous plaire. Le métier d’éducateur spécialisé recherche aussi de nouvelles têtes. Le secteur social n’a donc pas seulement besoin de profils peu qualifiés.

Psychologue ou conseiller en insertion, on recense environ 26 000 cadres de l’intervention socio-éducative aujourd’hui. D’après les chiffres de l’Apec (Association pour l'emploi des cadres), 12 000 postes par an devraient être créés dans cette voie. Rappelons que la particularité de ce secteur repose sur le fait qu’il nécessite fréquemment un diplôme d’Etat ou un certificat d’aptitude.

61 000 postes libérés dans la santé 

La santé occupe également une place importante dans le secteur de l’ESS. Le CIDJ prévoit même que 61 000 postes sur libéreront dans le domaine d’ici 2025.

Les professions de médecin, infirmier, aide-soignant ou encore agent de service hospitalier sont aussi à la recherche de recrues pour les années à venir. Attention cependant : 30 % des postes du personnel hospitalier sont des emplois saisonniers.

Les banques coopératives

Les banques coopératives et mutualistes se développent à vive allure. Le secteur compte aujourd’hui plus de 170 000 employés, presque autant que les banques commerciales hors ESS. Ces banques où les décisions sont prises par les clients présentent aussi de belles opportunités d’embauche pour ceux désirant de servir le bien commun.

Plusieurs milliers de postes s’apprêtent à être libérés. Pour accéder à ce type d'emploi, le niveau d'études oscille entre le bac+2 et le bac+3.