Le 22 avril, Samuel Mayol, directeur de l'IUT de Saint-Denis, recevait de nouvelles menaces de mort. Dans un communiqué publié le 12 mai, le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche lui affirme tout son soutien.

Depuis maintenant un an, Samuel Mayol, directeur de l'IUT de Saint-Denis, est menacé de mort. En mai 2014, il recevait de nombreuses lettres de menaces et était agressé physiquement à Paris. Le 22 avril dernier, de nouvelles menaces lui étaient formulées. Un événement qui ne tardait pas à faire réagir le syndicat Snesup-FSU, demandant sa « mise sous protection fonctionnelle ».

Le ministère réagit

Immédiatement, le syndicat demande à la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, « de prendre sans délai toute la mesure de la gravité de la situation ». Dans un communiqué de presse publié le 12 mai, le ministère réagit.

« De manière totalement inacceptable, des menaces et intimidations ont été adressées au directeur de l'IUT de Saint-Denis (...). Le ministère les condamne avec force. Deux plaintes ont d'ailleurs été déposées, par le directeur de l'IUT et le président de l'université (NDLR : Jean-Loup Salzmann). Une information judiciaire a immédiatement été ouverte et le ministère attend les conclusions de l'enquête de police. Les auteurs de ces menaces doivent être poursuivis et condamnés », écrit le ministère.

Une protection policière

Puis, le ministère réitère « son soutien plein et entier » à Samuel Mayol et précise qu'« à sa demande, des mesures visant à assurer sa protection policière et à assurer sa sécurité personnelle ont été prises et sont d'ores et déjà en vigueur ».

Le ministère ajoute que « tout doit être mis en œuvre pour que la sécurité du directeur de l'IUT soit assurée et que revienne au sein de l'IUT le climat de sérénité que les étudiants et les enseignants sont en droit d'attendre. »