Le Groupe ESG vient de lancer un tout nouveau bachelor, un diplôme un peu particulier qui permettra de prendre le temps d'orienter chaque étudiant, en lui proposant une spécialité. Michel Augendre, directeur général du Groupe ESG, détaille les nouveautés et les spécificités du Bachelor ESG.

Le Groupe ESG a décidé de lancer un nouveau bachelor relativement original. Quelles sont les raisons ayant motivé cette décision et ce lancement ?

Michel Augendre, Directeur du Groupe ESG Michel Augendre, Directeur du Groupe ESG
Michel Augendre,
directeur général du Groupe ESG

"Nous avons constaté deux grandes choses. D'une part, il y a beaucoup d'échecs d'étudiants au cours du premier cycle d'études supérieures. Ceci est lié à des orientations hésitantes et mal faites. Les étudiants découvrent qu'ils ne sont pas là où ils devraient être... Le phénomène est assez fort.

Deuxième raison : nous étudions les aspirations et la façon de fonctionner des jeunes de lycée avec de nombreuses enquêtes. Une très grande proportion de bacheliers ne sait pas comment s'orienter. A 18 ans, il est vrai que la personnalité n'est pas totalement achevée, que le monde est complexe... Ils sont très peu à savoir de façon ferme ce qu'ils veulent faire, excepté ceux qui se destinent à devenir médecins, avocats,...

Dans le domaine du commerce et de la gestion, beaucoup de jeunes ne savent pas comment s'orienter. D'autant que, en France, on est condamné à être mono-compétent dès le départ. Les étudiants en droit ne font que du droit, ceux en médecine ne traitent que de la médecine,...

En apportant un bachelor dédié à l'orientation, nous souhaitions répondre à une demande forte des familles. Ils vont pouvoir déterminer progressivement ce vers quoi ils veulent aller. Ils auront ainsi en trois ans un premier niveau de compétences qui leur permettra de travailler ou de poursuivre leurs études."

Quelles sont les spécificités et les particularités de ce Bachelor ESG ?

"Le slogan du bachelor est : "Prenez le temps de réussir". La spécificité de notre diplôme découle de ce point de départ. On a travaillé sur deux éléments : construire un socle de compétences pour délivrer un titre inscrit au RNCP, niveau II, tout en permettant de choisir un domaine où exercer son talent. Il existe en tout cinq options (événementiel, ressources humaines, communication, marketing et international), et cela est spécialisant.

En outre, durant les sharing weeks, les étudiants pourront, durant deux semaines, choisir un domaine dans le catalogue de formations. Ces domaines ne sont pas dans un cursus "normal" de commerce et de management. Il s'agit en effet du théâtre, grâce à notre alliance avec le Cours Florent, qui est également membre du groupe Studialis ; du design, là encore possible grâce à la présence de l'école de design industriel Strate Collège au sein du groupe.

Les étudiants pourront aussi participer à des séminaires sur le journalisme, faire de la photographie... Bref, découvrir des compétences qui leur permettront de nourrir leur créativité et de découvrir d'autres domaines. Un accompagnement individuel sera également assuré grâce au 'BlookCompétence®'."

Vous voulez en quelque sorte compléter la mission du lycée, qui ne permet pas de suffisamment bien s'orienter ?

"Non, pas du tout. Une telle approche serait orgueilleuse et peu sympathique de notre part : cela signifierait que le fondement de notre programme serait la non-réussite d'un partenaire. Certes, il y a des difficultés d'orientations. Mais ce mal est plus profond, et il est normal que les étudiants mettent et aient besoin de temps pour s'orienter.

Ce bachelor, c'est l'éloge des trois premières années d'études supérieures qui doivent solidifier des bases. C'est parce que les lycéens ne sont pas complètement prêts que nous avons imaginé ce cursus décloisonné. Nous cherchons ainsi à répondre à un besoin sociétal des jeunes. En cela, on peut parler d'une passerelle assez large entre le secondaire et le supérieur, et les jeunes sont accompagnés sur ce chemin. Ce bachelor, nous le voulons comme un diplôme où les élèves vont apprendre classiquement les matières de base.

Ainsi, au bout de trois, ils pourront travailler. En plus de cela, ils seront accompagnés, avec un catalogue d'électifs. En agissant de la sorte, ils vont découvrir de nouveaux domaines au-delà des savoirs traditionnels proposés en école de commerce."

Pouvez-vous nous parler un peu plus de ces parcours spécialisants...

"Le track international, c'est la possibilité de partir à l'étranger, dans l'une de nos nombreuses universités partenaires, tout simplement. Le track financier est une option qui permet de se diriger vers la direction administrative et financière.

Le track marketing est orienté vers le web marketing, puisque le marketing a basculé vers le digital. Les RH sont un domaine classique, donc connus. Les étudiants aborderont notamment le droit social, le développement humain,... L'événementiel, enfin, est réservé aux étudiants qui aiment la gestion, la créativité, et qui ont un certain sens artistique." 

De manière concrète, comment va se dérouler ce bachelor  ?

"Tous les ans, au cours des trois années, il va y avoir un catalogue d'électifs - qui va évoluer dans le temps - dans lequel les étudiants vont puiser. En parallèle, il va y avoir un tronc commun, et l'étudiant pourra choisir une des cinq spécialisations : marketing, finance, ressources humaines, communication et international.

Dès la deuxième année, ils pourront accentuer ce choix d'option, car la spécialisation représentera 20 % de la première année, et 50 % de la deuxième année. Surtout, ce choix est réversible, que ce soit à la fin de la première ou de la deuxième année. Il est ainsi possible de se tromper deux ans de suite, d'essayer, de changer, pour finalement bien s'orienter."

Et en matière de recrutement ?

"Le Bachelor ESG accueillera des étudiants de Terminale sur concours. Celui-ci sera ouvert à Paris, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Rennes et Aix-en-Provence. Le concours sera national, donc les étudiants pourront très bien passer le concours dans une ville et aller étudier dans une autre.

Les bacheliers de filière générale sont concernés, ainsi que les bons élèves de filières professionnelles. Il y aura 500 places, avec donc un numerus clausus important.

Il y aura bien évidemment des stages en entreprise, ainsi que la possibilité en troisième année de faire ses études en alternance, sous contrat de professionnalisation, ce qui permettra, entre autres, de ne pas régler son année scolaire et d'être rémunéré."

De nombreux bachelors ont été annoncés et lancés ces derniers temps. Comment se différencier sur le marché des bachelors ?

"C'est très simple : ce nouveau diplôme est le seul bachelor dédié à l'orientation, le seul qui prenne le temps pour réussir. Il ne faut pas aller trop vite, mais suffisamment pour pouvoir travailler au bout des trois années."

Il existe désormais quantité de bachelors. Qu'est-ce qui fait la différence aujourd'hui entre un "bon" et un "très bon" bachelor ?

"C'est une sacrée question ! Je pense qu'un très bon bachelor mène les étudiants jusqu'au bout. Il ne leur fera pas dire qu'ils ont fait des études en vain, qu'au bout de trois ans ils ont fait des études qui ne leur plaisaient pas. Le bachelor orientation permet de travailler et de faire valoir sa valeur sur le marché du travail.

Ce bachelor est un diplôme unique avec la technologie "BlookCompétence". Je ne dis pas que les autres étudiants de bachelors ne sont pas être compétents, mais ils ne peuvent pas prouver leurs compétences. Sortir d'un bachelor avec des compétences, c'est bien, sortir d'un bachelor avec des compétences qu'on peut prouver, c'est mieux !"