La paresse est génétique, affirment des chercheurs américains de l'Univerty of Missouri. Mais lutter contre cette oisiveté permettrait d'assurer un meilleur développement de son cerveau !

Alors que les examens approchent à grands pas et que des milliers d'élèves et d'étudiants sont en passe d'entrer dans une phase de révisions intensives, voici une étude qui devrait intéresser les plus paresseux d'entre eux, qui auront désormais des arguments à faire valoir au sujet de leur oisiveté.

La semaine passée, une étude de l'Université du Colorado révélait que la procrastination, cette fâcheuse tendance à tout remettre systématiquement au lendemain, était génétique et liée à l'impulsivité. De leur côté, des chercheurs de l'University of Missouri College of Veterinary Medicine ont publié une étude dans l'American Journal of Physiology affirmant que la paresse était elle aussi génétique !

Un test réalisé sur 10 générations de rats

Pour arriver à cette conclusion, Franck W. Booth, Michael D. Roberts et l'équipe de l'University of Missouri's College of Veterinary Medicine ont multiplié des tests... sur des rats ! Ils en ont sélectionné une cinquantaine qu'ils ont enfermé dans des cages munies d'une roue tournante, et ont calculé durant six jours la durée pendant laquelle les rongeurs montaient volontairement sur la roue. Ils ont ensuite fait s'accoupler les 26 rats les plus performants, et ont répété l'opération sur les 26 rats les plus paresseux. Et ce, sur 10 générations !

Ils ont ainsi pu constater que la lignée de "champions" pouvait courir dix fois plus vite que le groupe des "paresseux". Ils ont ensuite réalisé une évaluation génétique, en se basant sur le profil ADN des rats, et ont pu établir que, sur les 17 000 gènes présents dans une partie du cerveau, 36 au moins avaient été identifiés comme pouvant jouer un rôle dans la motivation à faire, ou non, de l'exercice... Reste à savoir s'il existe un tel gène chez l'homme, y compris chez les "rats de bibliothèque" !