Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ont toujours été considérées comme la voie d'excellence pour entrer dans les écoles d'ingénieurs. Les "taupins" représentent d'ailleurs toujours la majorité des admis.

Mais ces formations soutenues ne conviennent pas à tous les profils. Nombre d'élèves ne se voient pas bachoter des épreuves de concours pendant deux ou trois ans sans avoir l'assurance, au final, d'intégrer l'école convoitée. Il existe pour eux une alternative intéressante : les prépas intégrées.

De sérieux atouts...

Les responsables d'établissements l'avouent eux-mêmes. "La vie des élèves y est moins stressante !" Ici pas de concours, aucune compétition pendant les études. Autre avantage : la formation à l'un des métiers de l'ingénierie s'étale sur cinq ans. Une durée qui offre deux années supplémentaires pour affiner son projet professionnel. Et même si le programme des deux premières années ressemble partiellement à celui des classes préparatoires, il prend en compte les sciences et technologies pour l'ingénieur.

... et du concret

Ces formations post-bac ont la réputation d'être plus pragmatiques que leurs homologues recrutant post-prépa, dès les premières années. "Le cycle préparatoire intégré est un bon mélange de pratique et de théorique. L'alternance entre les stages et l'enseignement académique rend la formation moins monotones qu'une prépa classique", confirme César, qui a intégré une école avec prépa intégrée il y a quelques années et ne le regrette pas. "J'ai rapidement trouvé du boulot à la sortie de l'école... Et aucun recruteur n'a regardé si j'étais passé par une prépa ou pas".

Par ailleurs, la mixité culturelle est au rendez-vous dans ces cursus, avec des étudiants qui viennent des quatre coins du monde. En effet, en moyenne, près d'un quart des promotions sont de nationalité étrangère. La vie associative est également très active et il est possible - même vivement conseillé - de s'y impliquer dés la première année.

Tout comme les grandes

Autre bonne nouvelle : les écoles d'ingénieurs accessibles aux bacheliers offrent pour la plupart une formation de qualité reconnue par la Commission des Titres d'ingénieurs (CTI). Elles n'ont donc rien à envier au Polytechnique et autres Centrale Paris.

Pour viser les prépas intégrées des écoles d'ingénieurs, mieux vaut disposer d'un bac scientifique, même si les écoles ont de plus en plus tendance à s'ouvrir aux autres filières, notamment STI ou STL. L'aventure s'avère tout de même plus difficile pour ces derniers : ils devront en effet figurer parmi les meilleurs pour valider leur admission.

Sélectivité élevée mais pas insurmontable

Si le niveau exigé est élevé, il n'est pas insurmontable. Une moyenne d'environ douze sur vingt au cours de l'année permet tout à fait d'envisager d'intégrer un jour ces formations. La sélection s'effectue sur dossier ou sur concours, mais les notes du bac sont évidemment déterminantes. L'obtention d'une mention est également un plus indéniable pour s'ouvrir la voie des prépas intégrées.

Il est également conseillé de se renseigner dès le début de l'année de Terminale pour poser sa candidature dans une école d'ingénieurs en 5 ans, la date limite de dépôt des dossiers se situant généralement courant avril.

20 % : c'est la proportion de diplômés d'écoles d'ingénieurs passés par une classe préparatoire intégrée.