L'informatique connaît une belle dynamique, y compris en période de crise économique. Pour preuve : le secteur pèse plus du quart des offres d'emploi référencées par l'Apec, et 91 % des entreprises informatiques recrutent !

Le secteur informatique continue de connaître un très fort essor malgré la crise économique. À l'ère des nouvelles technologies et de l'émergence de solutions toujours plus performantes, l'informatique est omniprésente dans notre quotidien, et occupe une place de plus en plus importante.

Conséquence : alors que beaucoup de secteurs d'activité chutent en matière d'embauches, l'informatique recrute. Ainsi, malgré le contexte économique troublé, près de neuf entreprises du secteur informatique sur dix prévoient de recruter des cadres, affirme l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), dans sa note de conjoncture du troisième trimestre 2013. "Et ce n'est pas une tendance à la baisse. Les industriels que l'on rencontre affirment qu'elle va continuer dans ce sens. Surtout qu'un nouveau phénomène émerge avec le "big data", qui a besoin d'énormément d'informaticiens", explique Gilles Gasso, directeur de département d'enseignement en architecture des systèmes d'information à l'Insa Rouen.

Des besoins en augmentation permanente

D'autant qu'à chaque innovation, un nouveau métier apparaît et, avec lui, son lot d'opportunités pour les jeunes diplômés et les futures générations. Parmi les professions les plus recherchées, il est ainsi possible de citer les métiers de la famille Études et développement (chef de projet, ingénieur études et développement, architecte des systèmes d'information) ou ceux de la famille Réseaux et télécommunication (ingénieur réseaux, directeur de projets, architecte clients-serveurs).

Les experts et les consultants s'attirent également les bonnes grâces des recruteurs, qu'ils soient spécialisés dans un domaine technique (réseau, logiciel, banque de données...) ou un secteur économique (assurance, banque...).

L'essor d'internet a également fait émerger de nouveaux besoins et de nouveaux métiers. On retrouve ainsi, de ce côté, les familles de la Programmation et développement (développeur web, intégrateur, architecte web, webdesigner), de l'Interface et création numérique (animateur flash, ergonome, webdesigner), ou encore de la Conception et gestion de projet (chef de projet web, chef de projet web mobile, consultant MOA).

Forte progression des formations informatiques

Aujourd'hui, la majorité des acteurs du secteur exercent en Île-de-France et sont, en règle générale, titulaires d'un diplôme de niveau bac+4/5. Surtout, il est possible de constater, depuis quelques années, que les formations relatives à l'informatique ont tendance à se multiplier. L'initiative la plus médiatisée est bien entendu celle de Xavier Niel, le grand patron de Free, avec l'école d'informatique 42, qui se veut "révolutionnaire" et entend former 1 000 personnes par an.

L'école d'informatique EPSI a, de son côté, ouvert un nouveau campus du côté de Grenoble, tandis que l'université Paris I Panthéon Sorbonne a lancé un nouveau master consacré aux métiers informatiques et à la maîtrise d'ouvrage (Mimo) et qu'Epitech a décidé d'augmenter ses promotions de 300 à 550 diplômés en 2014.

Si jamais vous êtes prêt à tenter une aventure technique, scientifique ou managériale à l'étranger, sachez que les pays émergents, comme l'Inde, sont également très demandeurs en profils techniques. La plupart des grands groupes occidentaux disposent en effet d'agences dans ces pays, et apprécient tout particulièrement les diplômés d'écoles d'ingénieurs françaises. "Il est toujours possible d'aller faire un stage là-bas : ce sera ainsi l'occasion d'apprendre de nouvelles méthodes de travail", souligne Gilles Gasso.

Les jeunes diplômés ne connaissent pas l'inactivité

À noter enfin que près de 90 % des diplômés en informatique trouvent un emploi dès leur sortie de l'école. "96 % de nos étudiants ont un contrat trois mois avant la sortie, et 100 % trois mois après. Ils ont donc une employabilité totale", souligne Emmanuel Carli, directeur général d'Epitech.

Rares sont les secteurs pouvant s'enorgueillir de tels résultats. Les jeunes disposant d'un diplôme de niveau bac+2 représentent, à eux seuls, près d'un tiers des recrutements. Ils sont particulièrement appréciés lorsqu'ils ont en poche un DUT informatique, DUT statistiques et traitement informatique des données (STID), DUT génie électrique et informatique industrielle (GEII), un BTS informatique et réseaux pour l'industrie et les services techniques, BTS informatique de gestion option Administrateur de réseaux locaux d'entreprise ou Développeur d'applications.

Si vous préférez opter pour un cycle long, alors cap sur la voie royale des écoles spécialisées dans l'ingénierie informatique. "Pour vous donner un ordre d'idées, les ingénieurs que nous formons mettent en moyenne 12 jours pour trouver un poste. Et, si c'est 12 jours, c'est parce qu'ils prennent des vacances !", se félicite Gilles Gasso, de l'Insa Rouen.