Le Conseil régional d’Ile-de-France a voté, vendredi 7 juillet, le doublement de l’aide à la complémentaire santé des étudiants boursiers. En contrepartie, les jeunes ne pourront plus opter pour la mutuelle de leur choix, mais devront souscrire à celle imposée par la région. 

La région Ile-de-France versera désormais 200 euros d’aide à la complémentaire santé aux étudiants boursiers, contre les 100 euros sous la précédente mandature.

Une décision prise par le Conseil régional le 7 juillet dernier. Une contrainte cependant : les étudiants concernés seront obligés de se tourner vers la complémentaire Harmonie Mutuelle.

« C’est le meilleur rapport qualité-prix »

Après un appel à manifestation d’intérêt avec pour objectif d’identifier et de retenir un projet d’opérateur de complémentaire santé, le choix de l’Ile-de-France s’est donc porté sur Harmonie Mutuelle.

La région estime que la société coche toutes les cases pour remplir pleinement cette mission (mutuelle couvrant les prestations minimales, proposition aux étudiants de plusieurs formules ou encore intégration d'actions de prévention). Pour toutes ces raisons, « c’est le meilleur rapport qualité-prix », conclut la région par voie de communiqué.

La LMDE s’insurge

Cet engagement s’est rapidement attiré les foudres de ses détracteurs, notamment celles de la mutuelle historique des étudiants, la LMDE. Cette dernière regrette notamment le fait que le dispositif soit confié à une mutuelle interprofessionnelle maîtrisant mal les besoins et les attentes des étudiants.

 « Valérie Pécresse voudrait-elle rendre ce dispositif inopérant et faire ainsi des économies sur le dos des étudiants ? », pointe le LMDE par voie de communiqué en rappelant la suppression du pass' contraception avec l’arrivée de Valérie Pécresse à la présidence de la région.

« Un dispositif monopolistique »

Du côté de l’opposition, le dispositif est loin de faire l’unanimité. La conseillère régionale PS, Rama Sall dénonce « un dispositif monopolistique » auprès du Monde. De leur côté, les conseillers Jean-Michel Ruiz (Front de gauche) et Mathilde Androuët (FN) se montrent eux aussi sceptiques face à ce choix.

 « Nous ne validons pas le recours systématique à des sociétés privées pour prendre soin de la santé des Français, et plus particulièrement des Français les plus fragiles », s’insurge l’élue frontiste.