Les IAE (Institut d'administration des entreprises) entendent s'imposer sur le territoire français comme la référence publique en matière d'enseignement et de recherche en sciences de gestion. Une ambition que ces instituts veulent atteindre en s'appuyant sur certains points forts : des frais d'inscription peu élevés, des promotions à taille humaine, une pédagogie différente.

Les IAE sont ambitieux. Ces instituts, au nombre de 35, répartis sur tout le territoire français ont « l'ambition d'être la référence publique de l'enseignement et de la recherche en science de gestion », affirme Jérôme Rive, directeur de l'IAE Lyon et président du réseau des IAE. Pour parvenir à s'imposer, les IAE peuvent s'appuyer sur quelques arguments et qualités.

Un coût peu élevé

L'enseignement de qualité dispensé dans les écoles de commerce à un coût : 5 500 euros au minimum. De leur côté, les IAE ont des droits d'inscription équivalents aux tarifs universitaires (moins de 300 euros). Si une telle différence de prix peut laisser méfiant, elle s'explique simplement par le fait que ces instituts sont de véritables composantes des universités.

« Le coût de la formation est le même en IAE et en école de commerce sauf que, dans le premier cas, l'Etat prend la somme à sa charge alors que, dans le deuxième, c'est l'étudiant », explique Sarah Lempereur, directrice exécutive de la communauté IAE France.

Un excellent taux d'insertion

À l'IAE d'Aix-en-Provence, six mois après l'obtention du diplôme, le taux d'insertion professionnelle des élèves est de 91 % en 2014. Les IEP d'Amiens (89 %), de Bordeaux (85 %), de Brest (95 %), de Grenoble (88 %) et de nombreux autres instituts ont également des chiffres très impressionnants. Certaines filières atteignent même la barre des 100 %.

Virginie de Barnier, directrice de l'institut d'Aix-en-Provence, explique ces chiffres par la dimension humaine des promotions. « Contrairement aux écoles de commerce, en IAE, nous n'avons pas une cohorte d'étudiants qui sortent de nos formations chaque année, mais seulement une trentaine d'élèves par filière », témoigne-t-elle.

Un petit nombre qui n'empêche pas la diversité des étudiants, bien au contraire. Nombre d'entre eux arrivent en IAE après des études de pharmacie, de droit ou de lettres, sans avoir suivi un cursus de management auparavant.

Les étudiants internationaux représentent également une partie importante des promotions. Venant d'une trentaine de pays, ils ne sont pas intégrés dans un programme spécial, comme cela est parfois le cas dans les écoles de commerce. Ils suivent ainsi exactement le même programme que les étudiants français.

Enseignement identique et pédagogie différente

La pédagogie de petits groupes dans les filières est propre aux IAE alors que, dans les établissements de management, les cours sont peuplés de centaines d'étudiants chaque année. Bien que les élèves suivent les mêmes matières, l'enseignement dispensé s'avère différent. « Avec trente élèves par classe, il y a une vraie interaction entre étudiants et professeurs. Ce n'est pas le même métier que devant des centaines d'élèves », compare Virginie de Barnier.

Cette différence d'enseignement est un atout pour les IAE car elle incite les professeurs des écoles de commerce à venir enseigner chez eux. Professeurs identiques et cours similaires. La différence concerne le matériel et les locaux, généralement plus vétustes pour les IAE.

Un manque de notoriété en passe d'être rattrapé

Les IAE le savent : leur notoriété est inférieure à celle des écoles de commerce. Une réalité qui change au fil du temps. Si les établissements de management ont toujours fonctionné comme des marques, les différents IAE marchaient, jusqu'à présent, comme un réseau. Un problème se posait alors au niveau de la communication.

« Chaque IAE est différent du fait de son implantation : la réalité n'est pas la même lorsque vous êtes dans une ville attractive comme Aix-en-Provence, ou un peu moins, comme Corte en Corse » explique Virginie de Barnier. La marque « IAE France » a donc été lancée pour donner de la cohérence et de la visibilité à l'ensemble des IAE.

Mais si, au niveau global, la visibilité de la marque IAE est moins forte que celle des écoles de commerce, la directrice aixoise insiste toutefois sur le fait, qu'au sein des entreprises, elle est identique. « Il est vrai que le grand public ne sait pas toujours ce qu'est un IAE, mais les experts et les recruteurs, eux, connaissent très bien », insiste-t-elle. Le chemin vers une plus grande notoriété est donc déjà bien avancé.

Dernière mise à jour : 5 juin 2015