La cinquième édition de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire a lieu aujourd'hui.

La lutte contre le harcèlement scolaire est l'un des chevaux de bataille du gouvernement, qui a mis en place depuis la rentrée 2019, une dizaine d'actions au sein des établissements afin de former les équipes encadrantes à réagir de façon adapter, ainsi qu'à prévenir.

En France, d'après les chiffres de l'éducation nationale, un élève sur dix est victime de harcèlement durant sa scolarité.

Si le harcèlement scolaire est un problème récurrent au sein des établissements, il peut désormais se poursuivre hors les murs, notamment depuis l'avènement des nouvelles technologies et des réseaux sociaux.

Ainsi, l'élève peut recevoir des attaques permanentes, et non plus seulement au sein de l'enceinte de l'école.

Le harcèlement scolaire, c'est quoi ?
 

Le harcèlement se fonde sur le rejet de la différence et sur la stigmatisation de certaines caractéristiques, telles que :

  • L’apparence physique (poids, taille, couleur ou type de cheveux)
  • Le sexe, l’identité de genre (garçon jugé trop efféminé, fille jugée trop masculine, sexisme), orientation sexuelle ou supposée
  • Un handicap (physique, psychique ou mental)
  • Un trouble de la communication qui affecte la parole (bégaiement/bredouillement)
  • L’appartenance à un groupe social ou culturel particulier
  • Des centres d’intérêts différents...
     

Le harcèlement revêt des aspects différents en fonction de l’âge et du sexe.​

​​​​​​Il peut également s'agir d'insultes, moqueries, menaces, bousculades, intimidations, diffusion de rumeurs, messages injurieux ou sexting (diffusion d’images pornographiques), volontiers d'humiliation et d'ostracisation ... 

Lorsque ces mêmes faits se déroulent sur les réseaux sociaux, par SMS ou par mail, on parle de cyberharcèlement.

Dans les deux formes (physique et digitale), les conséquences du harcèlement peuvent être graves : baisse des résultats scolaires, perte de confiance et d'estime de soi, repli sur soi-même, dépression, et parfois pire.
 

Je suis victime de harcèlement : que faire et qui contacter ?


Tout d'abord, sachez que vous n'êtes pas seul(e), et qu'il est possible de s'en sortir.

Il faut, dès que vous constatez un comportement anormal vis à vis de vous (méchanceté, humiliation, violence physique ou verbale ...), en parler.

De nombreuses victimes du harcèlement n'ose pas en parler, par honte ou peur des représailles.

Pourtant, il est essentiel de se confier à un adulte référent (un parent, les parents d'un ou d'une ami(e) si vous n'osez pas en parler aux vôtres, un grand-parent, tante ...), à l'infirmière scolaire, un médecin, ou toute personne susceptible d'alerter le personnel enseignant.

Sachez également que chaque académie dispose de référents "harcèlement", chargés de repérer les victimes, de les accompagner et de sensibiliser les familles. 

D'ailleurs, depuis 2015, des élèves-ambassadeurs sont présents dans les collèges et les lycées pour mener des campagnes de prévention.

En 2018–2019, 6.280 collégiens et 3.419 lycéens ont été formés pour sensibiliser les élèves au harcèlement en milieu scolaire.

Sachez également que les auteurs des faits risquent des sanctions (conseil de discipline, exclusion de l'établissement), voire une amende ou une peine de prison. Le harcèlement est considéré comme un délit. 

Qui appeler ?

Le numéro de téléphone 3020 est gratuit et anonyme. Plusieurs conseils, adaptés à chaque situation, se trouvent aussi sur le site www.nonauharcelement.education.gouv.fr

Les associations peuvent également être des ressources : www.marionlamaintendue.com et www.asso-hugo.fr

Pour signaler un acte de cyberharcèlement dont vous êtes témoin : www.internet-signalement.gouv.fr ou au 0 800 200 200.