Guy Gascoin, directeur de l'Ecole Atlantique de Commerce (EAC), détaille les points forts et les points faibles du bachelor, ainsi que les bonnes et les mauvaises raisons pour lesquelles il faut opter pour un tel diplôme.

Quels sont les trois points forts actuels du bachelor et, a contrario, les trois principales faiblesses de ce diplôme ?

"Au niveau des points forts, je dirai tout d'abord l'excellence du corps enseignant, notamment pour les bachelors qui appartiennent à de grands groupes et qui bénéficient d'une faculté.

L'expérience à l'international proposée aux étudiants dans la plupart des bachelors est également un atout, tout comme la possibilité de construire son projet professionnel tout au long du cursus, avec le choix à l'issue de choisir entre une poursuite d'études en master et l'intégration professionnelle.

Au niveau des points faibles, on peut citer la méconnaissance de ce cursus par les élèves de Terminale - même si nous enregistrons des progrès aujourd'hui - et des recruteurs. Ou encore la mauvaise lisibilité du terme "bachelor", qui peut recouper des formations visées, titrées ou sans reconnaissance particulière, d'où une certaine difficulté de choix pour les étudiants et leurs parents."

Quels sont aujourd'hui les éléments qui font la différence entre un bon et un très bon diplôme bachelor ?

"Il y a plusieurs éléments qui permettent de faire aujourd'hui cette différence. A commencer par l'appartenance - ou pas - à un groupe qui permet aux étudiants de bénéficier de nombreux avantages, tels que la qualité du corps professoral, les partenariats internationaux plus nombreux et diversifiés, l'accompagnement des étudiants entrepreneurs, l'accès à un réseau plus large d'entreprises...

Il y a également le visa : les écoles visées offrent une garantie sur la qualité académique et les moyens dont dispose le programme bachelor. Sans oublier la qualité du réseau des diplômés, les partenariats entreprises, la qualité du suivi et de l'accompagnement des étudiants dans l'élaboration de leur projet professionnel, les débouchés métiers ainsi que la reconnaissance du bachelor par les formations à bac+5 susceptibles d'accueillir les diplômés en poursuite d'études !"

Quelles sont, selon vous, les bonnes raisons pour lesquelles il faut opter pour un bachelor ? Et les mauvaises ?

"Les bonnes raisons pour lesquelles il faut opter pour un bachelor sont la qualité des programmes proposés, la proximité avec les entreprise, l'intégration post-bac, le bon rapport qualité-prix, l'approche concrète des cours et le double choix à l'issu du cursus : intégration professionnelle ou poursuite d'études.

Et, concernant les mauvaises raisons, je n'en vois qu'une seule : le fait que le bachelor soit moins contraignant qu'une classe préparatoire pour intégrer un cursus grande école..."

Le nombre de diplôme bachelor est en plein développement depuis un certain temps. Ce dynamisme va-t-il continuer selon vous ?

"Je pense que le nombre de diplômés bachelor va continuer de progresser car cela correspond à une attente des familles et des élèves. Et ce, pour différentes raisons comme le fait que le cursus ne soit pas trop long et permette, à l'issue des trois années de formation, de choisir l'intégration professionnelle ou la poursuite d'études en master, voire d'intégrer un parcours grande école via les admissions parallèles.

Par ailleurs, l'approche concrète de la formation donne du sens aux étudiants, et les bachelors adossés à de grands groupes d'écoles de commerce offrent les mêmes qualités d'enseignement et de moyens que leurs "Grandes sœurs". Enfin, les bachelors entrent dans le format "LMD"."

L'IFOP a dévoilé, il y a un an désormais, une étude révélant la relative méconnaissance des recruteurs quant au diplôme bachelor. Qu'en est-il aujourd'hui et comment procéder pour davantage faire connaître ce diplôme auprès des recruteurs ?

"Effectivement, cette méconnaissance des bachelors, tant au niveau des recruteurs que des élèves et de leur famille, est le point d'amélioration sur lequel il faut travailler. Mais il faut noter que, depuis un à deux ans, il y a une nette amélioration en la matière.

Pour faire encore plus connaître le bachelor auprès des recruteurs, il est nécessaire de développer notre communication auprès de ces derniers, notamment par de l'information sur ce que les bachelors peuvent apporter aux entreprises. Il faut également impliquer les recruteurs dans le cadre du cursus pédagogique, en les invitant par exemple à participer à des jurys de recrutement ou de stage.

Enfin, il ne faut pas hésiter à s'appuyer sur les stages effectués en entreprise par nos étudiants, sur les réseaux des diplômés, et à intégrer les recruteurs dans les instances de gouvernance : Conseil d'Administration, Conseil d'Orientation Stratégique..."