Plusieurs milliers d’étudiants étaient mobilisés, mardi 3 avril, pour soutenir les cheminots et protester contre la réforme de l’accès à l’université.

La mobilisation se poursuit chez les étudiants. Depuis plusieurs mois, lycéens, enseignants et étudiants manifestent contre la réforme de l’accès à l’université, jugée sélective. Mais depuis le 22 mars, jour de la grève générale, la mobilisation semble avoir pris un nouveau tournant.

Unis contre les violences à l’université de Montpellier

En effet, les scènes de violences par plusieurs individus armés et cagoulés dans la fac de droit de Montpellier ont fait le tour des réseaux sociaux. L’agression, qui s’est déroulée dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 mars, n’a fait qu’accentuer la mobilisation des étudiants. 

Si la fac de droit de Montpellier a réouvert ses portes mardi 3 avril sous le contrôle des vigiles, la situation reste tendue partout en France. Assemblées générales, blocus, occupation des locaux, une dizaine d’universités sont toujours fermées.

Onze universités bloquées

Ce mardi, qui marque le début de la grève nationale, les étudiants sont venus apporter leur soutien aux cheminots. Comme à Tours, Nantes, Lille, Rennes ou encore à Dijon. D’autres universités sont quant à elles bloquées jusqu’à la prochaine assemblée générale. C’est le cas de la fac de Nancy, bloquée depuis une semaine. Les universités de Pau, Poitiers, Limoges, Nice ou Paris 8 ont également été fermées toute la journée.

Le blocage s’est même intensifié dans certains établissements. Plusieurs centaines d’étudiants des facs de Paris 1, Montpellier et Bordeaux ont voté le blocage illimité de leur université. Celle de Toulouse, dont les étudiants protestent également contre la fusion de deux universités, restera également fermée jusqu’à lundi prochain. 

Au total, selon l’Unef, onze universités ont été bloquées ce mardi. Une nouvelle mobilisation est prévue le samedi 14 avril à Montpellier.