Faire une école de commerce ou d'ingénieurs peut coûter très cher, d'un point de vue financier. Retour sur les différents avantages qui peuvent justifier d'investir dans ce type de formation.

Faire une grande école privée, pour étudier le management, l'ingénierie ou l'art, nécessite de débourser entre 5 000 et 12 000 euros de frais de scolarité par an, sur une période minimum généralement de trois ans. Bien souvent, d'ailleurs, il est demandé aux étudiants et à leurs familles de sortir leur carnet de chèques avant même d'être admis... Les frais pour passer les épreuves écrites des concours d'admission s'échelonnent en effet de 40 à 150 euros par école, sans compter les frais de déplacement et d'hébergement.

Le prix de ces études n'est donc pas à portée de tous les budgets, même si les foyers les plus modestes peuvent bénéficier de bourses d'études. Alors qu'il existe une vaste offre de formations publiques (écoles d'ingénieurs, IAE universitaires, écoles d'arts...) également reconnues notamment pour leur qualité d'enseignement, la question se pose à savoir ce que les étudiants peuvent attendre d'un tel investissement.

Des conditions d'études optimales

Etudier dans une grande école privée, c'est s'affranchir du risque d'avoir pour cadre des locaux vétustes ou sous-équipés. Ces établissements investissent en effet une partie de leur budget pour offrir des conditions d'études optimales à leurs étudiants.

Les amphithéâtres y sont vastes et équipés des dernières technologies, les lieux de vie décorés avec soin et les équipements derniers cris. Les grandes écoles privées sont aussi généralement à la pointe en matière d'enseignement à distance, et permettent à leurs étudiants de suivre une partie de leurs cours en e-learning.

Un encadrement renforcé

Les grandes écoles privées sont aux petits soins pour leurs étudiants. En plus de conditions pédagogiques optimales, ceux-ci se voient proposer de nombreuses activités sportives, ont l'occasion de s'investir dans un grand nombre d'associations ou de se divertir dans les fêtes organisées par le BDE (bureau des élèves).

Au moment de chercher un stage ou un premier emploi, un service dédié est également à leurs côtés pour leur proposer des offres, mais aussi pour les accompagner dans la rédaction de leur CV, les coacher pour leurs entretiens, etc. Et si les étudiants souhaitent créer leurs entreprises durant leur scolarité ou une fois diplômés, ils pourront souvent le faire dans des conditions idéales au sein de l'incubateur de leur école.

Une forte ouverture sur l'international

Les grandes écoles ont été parmi les premières à mettre l'accent sur l'aspect international dans leurs formations. Les étudiants qui suivent ces cursus peuvent ainsi partir six mois voire un an à l'étranger, dans le cadre d'une année de césure, d'un stage professionnel, ou d'un double diplôme.

Les écoles ont en effet toutes conclu un certain nombre de partenariats avec des établissements situés dans le monde entier, permettant à leurs élèves de partir pour Madrid, Rio-de-Janeiro, Shanghai, Marrakech...

Un réseau développé

Les grandes écoles ont su cultiver, dès leurs débuts, le sentiment d'appartenance à un établissement. Leurs étudiants sont d'abord diplômés de leurs écoles, avant d'être diplômés dans une spécialité. Tout est fait pour que les étudiants tissent des liens et se sentent faire partie d'un groupe : semaine d'intégration, compétitions sportives, possibilités de s'investir dans de nombreuses activités extrascolaires...

Une fois les bancs de l'école quittés, les liens sont maintenus par l'association des anciens, qui se charge d'organiser des rassemblements et de donner des nouvelles de l'école et de ses anciens diplômés. Ce réseau s'avérera ensuite très précieux tout au long de la carrière professionnelle des anciens étudiants.

Une excellente insertion professionnelle

L'insertion professionnelle est au cœur des missions des grandes écoles. Ces dernières ont développé, au cours des années, un important réseau d'entreprises, qui leur permet de proposer des formations adaptées aux demandes des acteurs économiques. Les professionnels interviennent également dans les enseignements, et proposent des stages ou des offres d'emplois via le service entreprises de l'école ou sur les forums entreprises qu'elle organise.

L'expérience professionnelle est également au cœur des cursus, par l'intermédiaire de l'alternance, que les grandes écoles plébiscitent depuis plus de dix ans, ou par celui des nombreux stages professionnels inclus de longue date dans les formations.

Le diplôme des grandes écoles est enfin reconnu et identifié par les recruteurs, qui apprécient la sélectivité de ces établissements et la professionnalisation de leurs enseignements. Pas étonnant donc que les meilleures grandes écoles affichent un taux d'insertion professionnelle de leurs jeunes diplômés avoisinant les 100 % !

Un retour sur investissement

Les étudiants de grandes écoles bénéficient d'une excellente insertion professionnelle, mais sont également recrutés à des niveaux de salaire relativement élevés dès leur premier emploi.

Preuve de ce retour sur investissement : les banques sont prêtes à faire des prêts sans garanties, permettant de financer leur scolarité, aux étudiants qui réussissent à intégrer une grande école !