Google rend hommage aujourd'hui, par l'intermédiaire d'un Doodle, à Maurice Bernard Sendak, auteur et illustrateur américain de "Max et les maximonstres" notamment, à l'occasion de son 85e anniversaire. A cette occasion, Orientations vous présente le difficile métier d'écrivain.

Google Doodle 85ème anniversaire Maurice Sendak Google Doodle 85ème anniversaire Maurice Sendak
Le Google Doodle célébrant le 85e anniversaire de Maurice Sendak, auteur et illustrateur de "Max et les maximonstres".

"Ecrivain, ce n'est pas le trip romantique de ‘j'ai une inspiration' et ‘blam je ponds 100 pages'". Marina Melody Mercier tient à prévenir les aspirants au métier qui auraient une vision trop idéalisée. Le jeune auteur, qui a sorti il y a deux ans son premier roman, "JONA(S)", connait en effet déjà bien les contraintes de la profession. "Car c'est un vrai métier, il y a un savoir faire, un vrai rapport au temps, et la pratique se perfectionne, se peaufine, s'adapte. Cela demande de la méthode, de l'organisation et de la volonté", insiste-t-elle.

Car, de l'idée à l'ouvrage, il y a un important travail d'écriture, propre à chaque écrivain, mais qui demande à tous un effort qu'il ne faut pas ignorer. Pour "JONA(S)", par exemple, Marina a travaillé six mois, avec des interruptions de plusieurs semaines. "J'écrivais quelques pages, plusieurs lots les uns après les autres, qui appartenaient à un tout, sauf que celui-ci n'existait que dans ma tête", décrit-t-elle. "Il a fallu alors mettre au point un univers, une trame et une narration, et insérer tous ces passages écrits sous le coup de l'impulsion. J'ai ainsi dû travailler la cohérence, la vraisemblance, le rythme... reprendre tout du début et ne jamais laisser tomber, être toujours exigeante".

Au-delà de l'écriture

Une fois son ouvrage écrit, l'écrivain doit ensuite le faire éditer. Pour un premier roman, cela se solde - en général - par l'envoi de nombreux manuscrits... avec un grand nombre de refus ! Marina a néanmoins vu sa proposition acceptée dès le premier envoi. "Mais je crois que j ai eu de la chance", souffle-t-elle.

Une fois la décision prise de publier le livre, un travail de retouche plus ou moins important est souvent demandé par l'éditeur : raccourcir un chapitre, préciser l'introduction, renforcer la présence d'un personnage, etc. Puis, une fois le roman sorti des rotatives, l'écrivain devra participer à sa promotion. Guidé par son éditeur, il aura à participer à des salons ou des évènements, à effectuer des séances de lectures ou de signatures, à répondre aux sollicitations des médias. Sans oublier, bien sûr, de penser à l'écriture de sa prochaine œuvre...

Itinéraire conseillé

Il n'y a pas de formation spécifique au métier d'écrivain, même si être issu d'un cursus littéraire favorise souvent les vocations. Les compétences viennent en effet au fil de l'expérience et des tâtonnements, en écrivant des billets, des nouvelles ou de premiers ouvrages inachevés.

La lecture et l'analyse des travaux d'autres écrivains est également essentielle. Une fois leur ouvrage publié, les écrivains perçoivent des droits d'auteurs, qui leurs sont reversés par leur éditeur en fonction du nombre d'ouvrages vendus. De l'ordre de 4 à 14% environ du prix de vente du livre, ils sont généralement trop faibles pour vivre de sa plume, à part pour quelques "têtes d'affiches" dont le tirage dépasse les dizaines de milliers d'exemplaires. Les écrivains exercent ainsi généralement un métier en parallèle, un job alimentaire ou lié à l'écriture, comme journaliste, enseignant, rédacteur de guides, etc.

La rémunération de l'écrivain

Une fois leur ouvrage publié, les écrivains perçoivent des droits d'auteurs, qui leurs sont reversés par leur éditeur en fonction du nombre d'ouvrages vendus. De l'ordre de 4 à 14 % environ du prix de vente du livre. Mais peu d'auteurs vivent de leur plume. La plupart exercent en parallèle une activité "alimentaire".