Relaxes et dispenses de peine. Les auteurs de la fuite du bac en 2011 ont été épargnés par le tribunal correctionnel de Paris, qui a estimé qu’aucun document n’avait été volé. 

Juin 2011, à la veille de l’épreuve de mathématiques du bac S, un des exercices que découvriront plus de 100 000 lycéens le lendemain est publié sur un forum en ligne. L’épreuve se tiendra comme prévu, mais l’exercice fuité ne sera pas comptabilisé. Plus de cinq ans plus tard, le 9 novembre 2016, le correctionnel tribunal de Paris rend son verdict. 

Quatre hommes poursuivis

Quatre hommes étaient poursuivis. Tous ont été relaxés pour recel de vol, et déclarés coupables de fraude à un examen, mais dispensés de peine. En réalité, c’est le père de l’un deux, technicien au rectorat, qui est à l’origine de la fuite. En mars 2011, il intervient sur une machine à reliure et utilise une feuille volante pour prendre des notes. « Au rectorat d’Aix, ils laissent traîner des papiers partout. J’ai simplement pris cette feuille comme un brouillon pour noter des informations techniques. Je ne savais pas qu’il y avait le sujet au verso », a-t-il expliqué au tribunal. 

Ils n’ont « pas fait gaffe »

Plus tard, son fils trouvera la feuille au domicile familial.  Un de ses amis prendra l’exercice en photo et le fera circuler par SMS. De fil en aiguille, il s’est retrouvé publié sur le forum d’un site internet

« Dans la précipitation, on fait pas gaffe », a résumé le technicien a l’origine de la fuite.