Lundi 17 juillet, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal a réaffirmé sa volonté d’agir pour la refonte du système d’admission post-bac dès la rentrée 2018 devant les principaux acteurs de l’éducation.

A l’issue de la troisième phase d’admission APB, près de 87 000 jeunes se trouvent toujours sans affectation pour la prochaine rentrée. Frédérique Vidal a, une nouvelle fois, jugé cette situation « inacceptable » et a promis d’agir, ce lundi 17 juillet. 

Les discussions, visant à améliorer l'accès à l'université des jeunes bacheliers, vont commencer dès aujourd’hui entre le ministère, les recteurs, les présidents d’université, ainsi que les principaux syndicats étudiants.

Repenser un « système à bout de souffle »

Après avoir rappelé la situation très préoccupante du système APB, mais aussi le taux d’échec à l’université qui en découle, la ministre de l’Enseignement supérieur s’est dit prête « à examiner toutes les propositions, toutes les idées, d’où qu’elles viennent ».

Frédérique Vidal espère ainsi permettre la réussite de chaque étudiant dans la filière de son choix, notamment en supprimant la pratique du tirage au sort à l’aube de la rentrée 2018. Un point important puisque 30% des étudiants abandonnent le cycle universitaire en fin de première année.

Vers l'instauration de prérequis ?

Parmi les propositions qui émanent depuis déjà plusieurs semaines, on retrouve l’instauration de « prérequis » pour certaines filières universitaires.

 « J’ai d’ores et déjà demandé à l’ensemble des présidents d’université de porter à la connaissance des étudiants les « prérequis » identifiés par leurs équipes pédagogiques dans chacune des filières et les résultats obtenus en fonction des filières […] suivies », a indiqué la ministre.

Une « forme de sélection » pour l’UNEF

Une proposition étudiée de près et qui suscite déjà de vives crispations du côté de l’UNEF. Le syndicat étudiant a publié une tribune, notamment co-signée par la FCPE et l’UNL (Union nationale lycéenne), pour exprimer son inquiétude quant à une « forme déguisée de sélection à l’entrée à l’université. »

« Nous ne pouvons pas nous contenter de trier des jeunes et d’en condamner une partie à abandonner leurs études parce qu’ils en sont exclus ou parce qu’ils n’ont pas eu le choix de leur projet d’orientation », s’indigne le syndicat.

Une solution à court-terme 

La Fage, premier syndicat étudiant s’accorde avec cette idée. « On veut rompre avec le déterminisme. La sélection est une réforme court-termiste, elle laisserait des milliers de jeunes sur le carreau », a déclaré le syndicat sur sa page Twitter.