Le numerus clausus en médecine va augmenter de 478 places à la rentrée 2017, a annoncé le ministère de la santé. Objectif : lutter contre les déserts médicaux. 

En 2017, le numerus clausus en médecine va augmenter de 478 places. Après la hausse de 2016 (+ 149 places), c’est une autre bonne nouvelle pour les étudiants en première année commune aux études de santé (Paces). 

22 facultés de médecine concernées

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé, a détaillé ce projet le 24 novembre dernier à l’Assemblée nationale. Les 478 supplémentaires seront ainsi réparties sur 22 des 39 facultés de médecine du territoire, qui ne sont pas encore connues. En 2017, 8 124 étudiants auront ainsi accès à la deuxième année de médecine. Sur les dix dernières années, c’est une hausse importante de 1 200 places.

Lutter contre les déserts médicaux

L’objectif du ministère est de mieux prendre en compte les besoins des populations « au plus près des territoires ». En ligne de mire, les déserts médicaux. La ministre compte en effet établir « de nouvelles règles de zonage » afin de « répondre à la situation des territoires aujourd’hui sous dotés, mais aussi de mieux anticiper ceux qui peuvent le devenir ».

Réactions prudentes

Suite à cette annonce, les acteurs des études de médecine (organisations de professionnels, d’étudiants, Orde des médecins) se montrent prudents. Claude Leicher, président du syndicat de médecins généralistes MG France, a rappelé à l’AFP que les « capacités [sont] déjà largement débordées. Le président de l’association nationale des étudiants en médecine de France abonde en ce sens, et espère que cette annonce n’ira pas jusqu’à « sacrifier la qualité de la formation ».