Pour ceux qui veulent "aider les autres", le secteur de la santé, du social et du paramédical propose une palette très variée de professions.

Les écoles du paramédical

Envie d'être au contact des patients au quotidien, optez pour les professions de soins, à savoir l'infirmier. La formation en trois ans se déroule dans les IFSI (Institut de Formation de soins infirmiers), et est sanctionnée par l'obtention d'un diplôme d'Etat. Le recrutement se fait sur concours après un bac S, ST2S, voire ES. Une fois le D.E. en poche, une année de formation complémentaire permet d'accéder aux spécialisations de puéricultrice, anesthésiste, bloc opératoire...

A noter, à la demande pressante des infirmiers, le DE d'infirmier devrait prochainement obtenir le grade licence, soit bac+3.

Egalement au contact régulier des patients, les professionnels de la rééducation. Orthophoniste, ergothérapeute, kinésithérapeute, ostéopathe, psychomotricien, pédicure-podologue... Leur formation en école spécialisée nécessite trois à six ans d'études post-bac, mais n'est souvent reconnue qu'à bac+2. Malgré tout, ces professions connaissent un grand succès et les concours, post-bac sont ultra sélectifs. Moins d'un candidat sur dix les réussit l'année de leur bac. Pour passer le cap, l'année de prépa est donc souvent incontournable. Mais là encore, le pire côtoie le meilleur. Et il convient d'étudier les taux de réussite de près avant de s'inscrire.

Moins sous les feux de la rampe, mais toujours au service des patients, les métiers de l'assistance technique sont eux aussi indispensables à la bonne marche du système de santé. Parmi eux, le technicien en analyses biomédicales et le manipulateur en électroradiologie médicale. Leur formation, en trois ans après le bac, est sanctionnée par un Diplôme d'Etat. La sélection à l'entrée des écoles se fait sur dossier, parfois complétée par des épreuves écrites ou un entretien oral.

Enfin, l'appareillage est peut-être le moins exposé des secteurs du paramédical. Les professionnels du secteur, orthoprothésiste, orthopédiste orthésiste, podo-orthésiste ou encore prothésiste dentaire bénéficient chacun de parcours de formation spécifique, du CAP au BTS ou BTM. Disponible dans quelques rares établissements, parfois deux ou trois sur le territoire, ces formations nécessitent un très bon dossier et une grande motivation. A noter, dans un avenir proche, ces métiers devraient être requalifié en métiers de la santé et nécessiter un diplôme d'Etat.

Quelques formations paramédicales sont ouvertes aux jeunes non titulaires du bac : aide-soignant, auxiliaire de puériculture, ambulancier, assistant dentaire. Les formations sont dispensées en un an, voire deux, par des centres de formations spécifiques, souvent rattachées à un hôpital. A noter, les titulaires d'un diplôme sanitaire et social peuvent être dispensés d'une partie des épreuves du concours.

Les écoles du social

Les métiers du secteur social sont très réglementés par le ministère de la Santé. Post bac, trois diplômes d'Etat existent : Assistant de service social, éducateur de jeunes enfants et éducateur spécialisé. Les formations en trois ans sont accessibles aux bacheliers sur concours. Toutefois, dans les fait, les admis affichent généralement un diplôme de premier cycle (bac+2) ou une première expérience professionnelle qui les aura aider à gagner en maturité, une condition sine qua non pour convaincre les jurys.

Plusieurs formations du secteur social n'exigent elles aucunes qualifications pré requises. D'une durée de 12 à 24 mois, elles sélectionnent leurs candidats sur dossier, parfois complété d'épreuves écrites, et mènent au diplôme d'Etat d'aide-médico-psychologique, de moniteur-éducacteur et de technicien de l'intervention sociale et familiale.