Le métier d'ingénieur est exigeant et requiert une bonne formation. Pour cela, il est possible de s'orienter en école d'ingénieurs ou vers des cursus dispensés à l'université. Orientations revient sur ces deux voies envisageables dès l'obtention du baccalauréat.

Le métier d'ingénieur comporte une multiplicité de facettes basée sur des capacités de création, d'innovation ou encore de management. Un métier exigeant donc, qui requiert une bonne formation, enseignée en école d'ingénieurs mais également à l'université.

Admission : Avantage école

Il est possible d'intégrer une école d'ingénieurs de trois manières. Tout d'abord directement après le bac, sur dossier (écoles post-bac). De même, il est possible de se former à bac +2 : dans ce cas, les écoles recrutent sur concours après deux années de prépa (école post-prépa). Enfin, les écoles ouvrent leurs portes aux étudiants ayant suivi une à trois années dans l'enseignement supérieur, via des admissions parallèles (admissions sur titre).

Pour les concours, de nombreuses écoles post-bac ou post-prépa se sont regroupées au sein de banques d'épreuves. Ce système permet aux étudiants de présenter plusieurs écoles à la fois, en ne passant qu'une série limitée d'épreuves. D'autant que le niveau est élevé mais accessible.

Les bacheliers peuvent toutefois passer par une formation diplômante à l'université, en école rattachée, en IUT (institut universitaire de technologie) ou en STS (section de technicien supérieur). L'accès se fait à partir du bac, sur dossier ou voie de concours, mais également à bac +2. Dans ce cas, les étudiants peuvent venir d'horizons variés : titulaires de DUT, de BTS, de licence ou de master voire des élèves de prépa. Toutefois la sélection y est très importante.

Enseignement : Avantage école

Dans les quelque 200 écoles d'ingénieurs françaises, la scolarité dure trois à cinq ans. Suivant les établissements, la formation peut être généraliste ou spécialisée : agronomie, chimie, biologie, informatique,... L'offre de formation est donc très développée.

De nombreuses écoles d'ingénieurs rattachées à des universités proposent également quelques masters ouverts à des étudiants ayant obtenu une licence. Il est ainsi possible, pour un diplômé de master universitaire scientifique (master Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises (MIAGE) par exemple), d'accéder à des postes d'ingénieur au cours de son parcours professionnel. Il peut ensuite faire reconnaître sa qualité d'ingénieur par l'association Ingénieurs et scientifiques de France (IESF), ex-CNISF.

Encadrement : Egalité

Si les écoles ont une réputation d'excellence, les élèves qui en sortent pâtissent parfois d'un manque d'autonomie en entreprise. Bien encadrés dans le cocon de l'école, certains diplômés devenus jeunes actifs sont susceptibles de manquer d'esprit d'initiative. Mais, depuis quelques années, les écoles d'ingénieurs ont pris conscience de ce manque d'expérience professionnelle, et proposent de nombreuses formations en alternance.

Côté université, nombre de recruteurs apprécient les profils opérationnels et la capacité d'adaptation des diplômés de master qu'ils embauchent. La faculté est en effet connue pour forcer les étudiants à se prendre en main, ce qui les aide à être rapidement efficients quand ils intègrent une entreprise.

Budget : Avantage université

La plupart des écoles d'ingénieurs reconnues par la Commission des titres d'ingénieur (CTI) sont publiques, et donc gratuites. Toutefois, des frais d'inscription sont à prévoir mais également des frais de concours.

Du côté des écoles dites universitaires, le coût de la formation reste également abordable. Il est établi chaque année par l'Education nationale, et s'élève à environ 600 euros par an (année 2014/2015).

Enfin, dans les écoles privées, les tarifs varient considérablement d'une école à l'autre : les élèves peuvent ainsi débourser jusqu'à 6 500 euros par an, voire plus.

Débouchés : Egalité

Le marché de l'emploi accueille toujours à bras ouverts les ingénieurs. Certains secteurs ont même du mal à recruter autant d'ingénieurs qu'ils le voudraient. Et pour cause, près de 10 000 postes d'ingénieurs sont à pourvoir chaque année. Toutefois, les chances de s'insérer professionnellement sont trois fois plus élevées si vous sortez d'une école. En effet, 63 % des ingénieurs actifs sont issus d'une école, contre 21 % pour l'université.

Mais, l'université possède deux atouts non négligeables. D'une part, considérés comme « moins chers » en termes de salaire, certains recruteurs ont tendance - à compétences égales - à préférer un titulaire de master plutôt qu'un diplômé d'école. D'autre part, certaines universités françaises, dont le nom est plus connu à l'étranger que celui des écoles d'ingénieurs,  bénéficient d'un réel rayonnement international.

Score final : Ecole d'ingénieurs 4 - 3 Université 

Les écoles d'ingénieurs remportent ce duel d'une courte tête. Leur avantage principal est le nombre d'étudiants parvenant à s'insérer très rapidement dans la vie active. Pour le reste, les différences sont moindres et les atouts qu'offrent l'université en terme d'autonomie et d'employabilité sont à prendre très au sérieux sur le marché de l'emploi actuel.