Désormais, les lycéens des trois académies auront les mêmes chances d’intégrer toutes les universités de la région. 

Dès 2019, les lycéens des académies de Paris, Versailles et Créteil auront tous les mêmes chances d’intégrer les universités d’Île-de-France. Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, l’a annoncé elle-même le 16 janvier : « Tous les futurs étudiants franciliens ont une vocation égale à accéder à toutes les formations d’Île-de-France, sans distinction entre les trois académies concernées. » 

Cette annonce a été faite alors qu’elle recevait le sénateur UDI Laurent Lafon, après qu’il lui a remis un rapport désectorisation de la région.

A Paris, 53 000 places pour 24 000 bacheliers

En 2018, Parcoursup mettait en place des quotas géographiques, qui limitaitent le nombre de candidats venant d’une autre académie que celle de la formation. Et l’académie de Paris, qui bénéficie pourtant de 53 000 places en première année pour 24 000 bacheliers n’échappait pas à la règle : seules 30 % des licences ont été régionalisées l’année dernière, principalement des licences en tension (Paces, Staps…). 

Résultat : un lycéen de banlieue proche avait autant de chance de rejoindre une université parisienne qu’un élève de Marseille ou Toulouse. Une particularité qui prendra donc fin cette année, l’Île-de-France devenant la région-témoin des « taux de mobilités » qui seront imposés dans les licences.

Gain de temps de transport

Si cette désectorisation devrait, entre autres, favoriser les chances des lycéens des quartiers populaires d’intégrer une université plus prestigieuse, elle pourra aussi leur permettre de gagner du temps de transports pour aller à la fac, le centre de Paris étant souvent plus accessible en transport en commun qu’une autre ville de sa propre académie. 

A l’inverse, certaines voix mettent en garde contre des possibles effets négatifs : la fuite des meilleurs élèves vers le centre de Paris ou encore l’utilisation du lycée d’origine comme critère de classement des candidatures.