De plus en plus d'élèves et d'étudiants décident de s'aérer pour mieux réviser. En effet, depuis quelques temps désormais, cette nouvelle méthode de révision a fait son apparition, que ce soit pour obtenir son baccalauréat, une mention voire pour augmenter ses chances d'admission dans une grande école.

France 2 a lancé, il y a désormais quelques temps, La parenthèse inattendue, la nouvelle émission de Frédéric Lopez. Après Rendez-vous en terre inconnue, l'animateur rencontre une nouvelle fois le succès avec ce programme. Les audiences sont en effet très bonnes, les critiques sont dithyrambiques, alors que le concept est relativement simple. Durant 24 heures, Frédéric Lopez emmène trois personnalités dans une maison de campagne, en vue de décompresser, de souffler, et de faire une pause détente loin des plateaux télé et de leur quotidien plus ou moins mouvementé en fonction de leur actualité.

Souffler pour mieux réviser

Sur ce même modèle, un nombre croissant d'élèves et d'étudiants décident de faire, le temps d'un week-end parfois prolongé ou durant les vacances, "une parenthèse inattendue"... pour réviser ! "Cette méthode est, certes, relativement récente, mais elle devient de plus en plus tendance, car elle semble efficace. Elle permet non seulement de se ressourcer, mais également de réviser dans un cadre totalement différent de celui auquel l'élève est habitué", souligne Marie Ficetti, professeure d'économie dans un lycée parisien.

De plus en plus de jeunes décident ainsi de prendre quelques jours, aussi bien pour se remettre à niveau que pour approfondir une matière, en vue du baccalauréat ou d'un autre examen. "C'est un bon moyen de réviser, et surtout de combler une partie de ses lacunes dans une ou plusieurs disciplines, tout en conciliant travail et détente", confirme Nicolas, professeur de philosophie au lycée Thiers, à Marseille. Cette méthode peut ainsi permettre d'obtenir son bac, mais également une mention, voire d'augmenter ses chances d'être admis dans une grande école renommée.

Renforcer ses chances de réussites

Conséquence : les stages de révisions ne désemplissent pas pendant les vacances. Charlotte, qui est actuellement en terminale S, compte ainsi profiter des congés de février pour "mettre le paquet sur les matières scientifiques, celles où les coefficients sont les plus élevés pour le bac. J'espère ainsi gagner un maximum de points, car je sais que je vais un peu en perdre en philosophie et dans les langues étrangères", confie la jeune fille, qui vise la mention très bien au bac, en vue d'intégrer par la suite une classe prépa aux grandes écoles de commerce. De son côté, Mathias insiste, lui, sur le fait que "travailler pendant les vacances, ce n'est pas du tout injuste, ça en vaut vraiment la peine si cela permet d'obtenir au final son baccalauréat".

Surfant sur cette tendance qui, progressivement, s'inscrit dans la durée, un nombre important de structures se sont montées et proposent désormais des services divers et variés. Il est ainsi possible, durant l'hiver et le début du printemps, de bachoter tout en allant skier. Plusieurs groupes offrent en effet la possibilité d'effectuer des séjours studieux, avec des cours encadrés par des professeurs de l'Éducation nationale durant la matinée, et des sorties a ski durant l'après-midi. Mais, comme souvent, l'option ski représente aussi un certain prix : il faut  compter au moins 1 000 euros la semaine, entre le séjour, le transport, la prise en charge...

Révision, décompression, motivation

Autre solution, moins lourde sur le plan financier, consiste à suivre un week-end intensif de révision. De plus en plus de structures proposent en effet des séances intensives durant deux jours, et ce dans toute la France. Et la grande tendance, depuis un petit moment maintenant, concerne bien évidemment les cours intensifs d'anglais et autres langues étrangères. Les instituts et les établissements spécialisés n'ont jamais été aussi nombreux à proposer ce type de formule, qui est désormais adapté à tous les publics.

Mais, dans tous les cas, quelle que soit la formule adoptée, un tel engagement nécessite une réelle volonté. Car le rythme à suivre est loin d'être de tout repos, bien au contraire : certaines structures prévoient ainsi des programmes de plus de 40 heures de cours par semaine... Pour mélanger révision et décompression, il faut donc également une grande motivation !