Eugénie Hien, étudiante en troisième année du Programme Grande Ecole à Grenoble Ecole de Management (GEM), a décidé d'opter pour un job d'été à Londres, au Royaume-Uni. Retour sur son expérience.

Job d'été à Londres Job d'été à Londres

La prochaine fois qu'elle décidera de partir à l'étranger, il se peut qu'Eugénie Hien s'organise un peu mieux que lors de son départ pour Londres, à l'été 2011.

"J'ai toujours été tentée par une expérience à l'étranger. De plus, mon copain partait à Londres, dans le cadre d'un stage, ce qui a créé une super opportunité. Je suis ainsi partie sans avoir de travail, et j'ai trouvé une fois là-bas. Pour y arriver, j'ai d'abord fait du porte-à-porte durant près d'une semaine... sans réussite ! Puis je suis allée chez McDonald's, où on m'a dit de postuler directement en ligne", se souvient l'étudiante, qui a depuis intégré le Programme Grande Ecole de Grenoble Ecole de Management (GEM).

"Je me suis prise au jeu de la compétition"

Eugénie est finalement recrutée. Sauf que sa première semaine de travail s'avère être particulièrement compliquée. "Mes premiers jours dans le restaurant ont été très difficiles, à tel point que j'ai failli partir. Je me demandais vraiment ce que je faisais là... Pour autant, aujourd'hui, si c'était à refaire, je le referais largement", affirme la jeune femme, très motivée. Et pour cause : la suite de son séjour va bien mieux se dérouler, malgré des conditions de travail difficiles, des horaires denses, et un salaire bien peu élevé par rapport au loyer de sa colocation...

En effet, après des débuts pour le moins chaotiques, Eugénie réussit à prendre le rythme, et même à faire mieux. "Je me suis même prise au jeu de la compétition avec les autres employés, qui travaillent toute l'année. Et, au final, j'étais parmi les meilleures voire la meilleure vendeuse du classement sur deux mois", sourit-elle aujourd'hui.

"Désormais indispensable sur un CV"

Mais, au-delà de cette performance, Eugénie tire énormément d'expériences et de connaissances de ce job d'été improvisé. "Cela m'a appris le travail sous pression, m'a permis de développer mes connaissances et mon niveau d'anglais, même si les gens de Londres viennent de partout, avec des accents bien différents... D'ailleurs, au niveau de la langue, ça m'a été très utile, notamment pour intégrer mon école de commerce par la suite. Une telle expérience à l'international montre en effet qu'on est mobile, et est désormais quasiment indispensable sur un curriculum vitae", souligne la jeune femme, qui conseille par conséquent "à tout le monde de partir à l'étranger pour travailler".