Vous envisagez de partir étudier à l'étranger ? Et si vous optiez pour la Belgique ? Diverses formations et de nombreux programmes sont proposés dans ce pays et séduisent les jeunes chaque année.

La Belgique est une zone frontalière de la France. Avec un taux de chômage de 7,3 %, elle bénéficie d'une position géographique stratégique et d'une main d'œuvre qualifiée. Il peut donc être judicieux pour un jeune de réaliser une ou plusieurs années d'études dans le "plat pays". Un bon moyen de découvrir de nouveaux horizons et d'obtenir l'expérience internationale tant appréciée des recruteurs.

Un enseignement de qualité

A l'inverse de la France, les universités et écoles belges misent principalement sur un enseignement pratique. Les classes comptent moins d'étudiants, et les stages sont plus nombreux. Un enseignement différent et de qualité qui attire plus d'un étudiant français. Les établissements délivrent ainsi des diplômés reconnus dans le monde entier. Et grâce au système d'équivalence et à l'uniformisation du parcours LMD en Europe, les diplômés étrangers peuvent accéder à l'enseignement supérieur belge en cours de parcours.

Pourquoi les étudiants sont de plus en plus nombreux à tenter l'expérience belge ? « Ils ont du bon matériel à l'université, et certains professeurs sont des pointures dans leur domaine », explique Thibault, étudiant en kinésithérapie à l'université libre de Bruxelles (ULB).

Un label de qualité qui semble être la priorité du pays, puisque l'Agence pour l'Evaluation de la Qualité de l'Enseignement Supérieur (AEQES) a été créée en 2002. Elle vise à évaluer le dialogue entre toutes les parties prenantes au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles. S'inscrivant pleinement dans le contexte européen, elle œuvre à son amélioration constante.

Une multitude d'avantages

L'attrait des jeunes étudiants pour la Belgique s'explique d'abord par la difficulté d'intégrer certaines filières en France. C'est notamment le cas de plusieurs spécialités médicales, comme la kinésithérapie, l'orthophonie ou l'ergothérapie. Ces filières, qui en France n'offrent que quelques centaines de places pour des milliers de demandes, rencontrent donc un véritable succès dans le plat pays, où elles ne sont pas soumises à un concours d'entrée.

« Les concours, même en travaillant, c'est déjà la loterie, donc pourquoi ne pas finir avec la loterie du tirage au sort belge », ironise Cécile, qui suit des études d'orthophonie à l'Institut Libre Marie Haps à Bruxelles.

Ce succès provient également du coût relativement faible des études en Belgique : une école de commerce belge demandera environ 800 € par an contre 8 000 € en moyenne pour une école française... Et tout cela pour une formation de bonne qualité, le système belge privilégiant les stages et les mises en situation professionnelle.

Enfin le Royaume de Belgique présente un autre avantage de poids pour les étudiants français par rapport aux autres pays : on y parle la langue de Molière. « L'orthophonie, c'est en lien avec la langue française... C'est quand même mieux d'étudier en français ! », argue Cécile.

Quelles démarches ?

Premièrement, il faut obtenir l'équivalence du baccalauréat. Pour ce faire, il est nécessaire de présenter tout un dossier comprenant notamment une lettre de motivation expliquant le choix de la formation demandée, un acte de naissance complet, une photocopie certifiée doncorme du diplôme du baccalauréat, et une preuve du paiement des frais de dossier (200 euros).

Une fois l'équivalence dans la poche, il faut s'inscrire dans l'université ou la haute école de son choix. Cette inscription se déroule sur le site internet de l'établissement et, si on vous demande toujours votre précieuse équivalence du bac, les procédures changent d'un établissement à l'autre. En bref, comptez deux à trois jours sur place pour obtenir tous les documents nécessaires.