Aventure personnelle et atout professionnel indéniable, les études en Chine séduisent de plus en plus de Français. Un choix qui profite de la métamorphose du pays depuis quarante ans et de la modernisation de son enseignement supérieur.

La Chine a une superficie qui représente 14 fois celle de la France, et il s'agit du pays le plus peuplé au monde. Pour constater le bond en avant accompli par la Chine, il suffit d'arpenter ses campus universitaires flambants neufs dans les principales villes de la côte et du sud, qui accueillent jeunes et professeurs de tous horizons. Les opportunités y sont immenses, et le coût de la vie est plus qu'abordable pour un Français souhaitant y poursuivre ses études supérieures.

L'organisation des études

Plus de 2 000 établissements d'enseignement supérieur sont recensés en Chine. Ils se divisent en deux grandes catégories : les "établissements supérieurs d'enseignement général" – universités (daxue) ou instituts (xueyuan) - qui délivrent des diplômes nationaux de niveau bac +3 à bac +9/10 ; et les "écoles supérieures techniques et professionnelles", qui proposent des diplômes de niveau bac +2/3 (zhuanke).

L'accès aux études supérieures pour les élèves chinois est conditionné à la note qu'ils obtiendront au "GaoKao", un examen qui se tient à l'issue des années de lycée. Les étrangers n'auront pas à passer par cette étape de sélection et peuvent intégrer une université locale après admission sur dossier (diplômes, relevés de notes et lettres de recommandation sont attendus).

Quelques établissements proposent des cursus diplômant en langue anglaise, pour les autres il vous faudra justifier d'un niveau de langue suffisant pour assister à des cours en chinois.

La Chine, un pays ouvert

Les accords de coopération entre les établissements français et leurs homologues chinois se sont fortement développés. Ils comprennent souvent la prise en charge des frais de scolarité, et peuvent déboucher sur des diplômes conjoints, certificats, doubles diplômes, ...

Certaines universités chinoises prestigieuses sont aussi de plus en plus connues à l'étranger : la Tsinghua University et la Peking University, la Fudan University à Shanghaï, la Zhejiang University à Hangzhou ou la Nanjing University en sont de bons exemples.

Et si la Chine s'ouvre au monde, les habitants n'y échappent pas : « Pendant deux ans, j'ai suivi un programme adapté pour les étrangers avec cours de grammaire, oral et caractères. Mais ce n'est pas suffisant, il faut absolument faire des lignes et des lignes d'écriture, et pratiquer le chinois en dehors, explique Olivier, étudiant français à la Shanghai Jia Tong University. Heureusement, les étudiants chinois sont très ouverts et parlent bien anglais. On est très loin du cliché du Chinois introverti, voire renfermé. L'erreur à éviter serait de rester entre Occidentaux. D'ailleurs, c'est à Shanghai que j'ai rencontré ma fiancée. Et aujourd'hui nous vivons ensemble... à Paris ! », se réjouit-il.

Préparer le départ

Alors prêt à partir ? Reste les formalités administratives. Pour pouvoir étudier en Chine, il faut se préinscrire dans l'université de son choix avant toute demande de visa, en s'adressant au pôle éducation de l'ambassade de Chine en France ou en contactant le bureau des relations internationales de l'établissement souhaité.

Une notification d'admission vous sera alors envoyée, accompagnée d'un formulaire de demande de visa. La procédure étant particulièrement longue, mieux vaut s'y prendre cinq à six mois avant le départ. Une visite chez le médecin et divers tests (électrocardiogramme, radio des poumons, test sanguin) sont également obligatoires. Côté finances, prévoyez quelques ressources : les droits d'inscriptions universitaires sont chers, de 2 000 € à 3 000 €, mais le coût de la vie reste encore très bas et contrebalance ces frais.

De quoi vous permettre de poursuivre vos études supérieures en Chine en toute tranquillité.

>> Pour plus d'informations, consultez l'article "Partir étudier en Chine" de notre partenaire "Étudions à l'étranger".

Dernière mise à jour : 23 septembre 2015