La Conférencedes Directeurs des Ecoles Françaises d'Ingénieurs (CDEFI) regrette que la nouvelle circulaire ne fasse plus mention du renouvellement automatique du titre de séjour, et appelle au vote d'une loi reconnaissant l'apport réel des étudiants étrangers.

Dévoilée il y a quelques jours désormais, la nouvelle circulaire sur les étudiants étrangers est beaucoup moins contestée que la précédente, dite "circulaire Guéant", qui a finalement été abrogée. Cependant, tout ne semble pas parfait, et certaines organisations appellent d'ores et déjà à quelques modifications.

Absence du renouvellement automatique du titre de séjour

C'est notamment le cas de la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d'Ingénieurs (CDEFI). Si elle se félicite de l'abrogation de la circulaire du 31 mai 2011, "qui avait eu pour conséquence d'accroître les difficultés d'accès au marché de l'emploi des diplômés étrangers de l'enseignement supérieur français", la Conférence appelle à compléter le texte.

La CDEFI regrette en effet "qu'il ne soit plus fait mention, dans la nouvelle circulaire, du renouvellement automatique, chaque année, du titre de séjour d'un étranger durant toute la durée de se première expérience professionnelle. Il s'agissait-là d'un point important, notamment du point de vue des entreprises françaises".

Appel à une loi reconnaissant l'apport des étudiants étrangers

La Conférence souligne également que le débat autour de la circulaire dite "Guéant" a mis en évidence "les importantes zones de carences de la loi du 26 juillet 2006. L'importance qu'il convient d'apporter à l'attractivité de la France - et donc au recrutement d'étudiants étrangers - à une époque où la France recherche de nouvelles marges de compétitivité, suppose que nous ayons une législation adaptée et spécifiquement consacrée aux étudiants étrangers."

"La France doit aujourd'hui se doter d'une loi reconnaissant l'apport réel que constituent le recrutement d'étudiants étrangers et leur insertion sur le marché de l'emploi national pour l'économie du pays", ajoute-t-elle, dans un communiqué de presse.

Enfin, la CDEFI appelle à une loi spécifique, votée d'ici au début de l'année prochaine, pour être applicable dès la rentrée universitaire 2013-2014.