Quatre parents sur cinq se disent réticents à l’idée de voir leurs enfants étudier à l’étranger.

En 2016, plus de 60 000 étudiants français ont bénéficié du programme Erasmus. Si autant de jeunes décident de partir à l’aventure, leurs parents, eux, se montrent plus réticents. Seul 22 % d’entre eux envisagent que leurs enfants suivent leurs études supérieures à l’étranger. Soit une augmentation de six points par rapport à 2016. Mais c’est toujours presque deux fois moins que la moyenne mondiale (41 %), selon l’enquête d’HSBC.

Un coût difficile à supporter

Mais pourquoi sont-ils si frileux ? D’abord, pour des raisons économiques. Chaque année, les parents dépenseraient environ 4 924 € pour les études supérieures de leurs enfants (enquête 2016). Sept parents sur dix financent la quasi-totalité des dépenses : facture téléphonique, alimentation, ordinateur, fournitures scolaires, frais de transports…

Voir son enfant partir à l’étranger aurait donc un coût supplémentaire, que 42 % des parents auraient du mal à assumer. Un autre obstacle serait la dimension affective : 20 % des parents pensent que leur enfant aurait le mal du pays et 21 % qu’il va leur manquer.

Une expérience enrichissante 

Pour autant, la plupart des parents ont conscience qu’étudier à l’étranger est un réel avantage, notamment pour des raisons professionnelles. Deux tiers d’entre eux estiment que cette expérience peut améliorer leurs compétences linguistiques (64 %). Elle permet également de se faire des expériences professionnelles (53 %) et de bénéficier de meilleures perspectives professionnelles (43 %). 

Parmi les dix destinations préférées des parents, la moitié sont des pays anglophones. Les plus populaires sont le Royaume-Uni (52 %), les Etats-Unis (44 %) et le Canada (35 %).

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Un symbole d’indépendance

L’étude montre que les parents font une vraie différence entre faire des études à l’étranger, qui implique une durée plus longue, et un simple voyage. En 2016, quatre parents sur cinq envisageaient des expériences à l’étranger pour leurs enfants (77 %). Comme un programme d’étude (37 %), un stage (37 %), un séjour familial (25 %), un programme d’échange scolaire (22 %) ou un programme d’été à l’université (16 %). D’ailleurs, en 2016, 37 % des parents affirmaient que voyager entre amis est une étape importante qui mène à l’indépendance

*D’après une étude réalisée par HSBC en février 2017, sur un panel de 8 481 parents (ayant au moins un enfant scolarisé de moins de 23 ans) dans 15 pays, dont 500 parents en France.