En 2015, l'agence Erasmus + a dû refuser l'accès au programme à plus de 15 000 personnes. Chez les étudiants, le taux de satisfaction atteint 78 %.

Le programme Erasmus + est victime de son succès. En 2015, si 35 962 étudiants français ont bénéficié du programme de mobilité pour des études ou un stage, 15 122 autres ont été recalés pour manque de place. Dans un rapport publié le 18 mars, l'agence Erasmus + fait ainsi remarquer que la demande est « largement supérieure à l'offre ».

Priorité « aux personnes les plus éloignées de l'emploi »

C'est pour les étudiants que le taux de retour est le meilleur. Ainsi, 78 % des demandes de mobilités ont été satisfaites en 2015. Le taux d'acceptation reste raisonnable pour les projets des enseignants (68 %) mais l'est beaucoup moins pour les stages en entreprises (55 %). Avec seulement 47 % d'acceptation, les demandes des personnels en formation sont-elles majoritairement rejetées.

L'agence explique ces chiffres par l'orientation choisie par le ministère de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Erasmus + donne ainsi la priorité « aux personnes présentant le moins d'opportunités sociales et les personnes les plus éloignées de l'emploi ». Selon l'agence, cette politique se ressent dans les statistiques. « 47 % des étudiants boursiers sur critères sociaux en mobilité sont partis avec Erasmus », assure-t-elle. Parmi les jeunes ayant profité d'Erasmus +, on compte d'ailleurs 35 % de boursiers, contre 28 % chez les étudiants de l'enseignement supérieur. 

De plus en plus de bénéficiaires

Erasmus + s'attend à voir le nombre de bénéficiaires augmenter dans les prochaines années. Une enveloppe de 1,2 milliard d'euros va en effet être versée à la direction française du programme, pour la période allant de 2014 à 2020. Le budget passera ainsi de 121,56 millions d'euros en 2014 à 237,65 millions d'euros en 2020.