En 2017, 45 500 étudiants ont bénéficié du programme Erasmus. C’est 5 600 de plus qu’en 2016.

Erasmus poursuit son ascension. Depuis 1987, neuf millions d’étudiants, d’enseignants, de lycéens et de jeunes diplômés ont bénéficié de ce programme. Aujourd’hui encore, étudier à l’étranger séduit de plus en plus de jeunes. D'après le dernier rapport de l'agence Erasmus, en 2017, 79 888 personnes ont profité du programme, soit 15 % de plus qu’en 2016. Si la majorité des bénéficiaires reste les étudiants, Erasmus parvient aussi à attirer des profils plus variés.

Les apprentis de plus en plus séduits

En effet, comme depuis de nombreuses années, Erasmus profite principalement aux étudiants. En 2017, ils étaient plus de 45 500 à s’installer pour quelques mois dans un pays étranger. C’est 12 % de plus qu’en 2016. Mais l’objectif est désormais d’attirer les élèves issus d’une formation professionnelle tels que les lycéens, les apprentis ou les stagiaires. 


La ministre du Travail, Muriel Pénicaud souhaite d’ailleurs « doubler le nombre d’apprentis qui partent en Erasmus » d’ici 2022. Une ambition loin d’être inaccessible : l'année dernière, plus de 5 000 dossiers supplémentaires ont été acceptés, portant à 20 338 le nombre d’élèves professionnels étudiant à l’étranger. 

Jusqu’à 300 € d’aides supplémentaires 

En plus des apprentis et des lycéens professionnels, Erasmus souhaite également convaincre les élèves issus de milieux défavorisés. En 2017, le programme a comptabilisé 39 % d’élèves boursiers. Un chiffre qui pourrait être amélioré grâce à l’augmentation des aides financières. Depuis 2018, selon les pays d’accueil, les étudiants peuvent toucher entre 170 et 370 € de bourses.

Les étudiants en stage sont également concernés : Erasmus leur verse entre 320 et 520 € de bourses de stage, selon la destination. Des aides encourageantes alors que le nombre de stagiaires ne cesse déjà de progresser. En deux ans, il a même été multiplié par deux. En 2017, un étudiant sur trois est parti en stage à l’étranger.

Proposer des séjours en-dehors de l’Europe

Dernier changement notable : les destinations. Si la quasi-totalité des étudiants privilégient l’Europe, d’autres pays tels que la Tunisie et la Russie figurent également parmi les destinations préférées des étudiants. 

En 2017, 5 665 jeunes ont déposé leur candidature pour partir dans un pays non-européen. C’est 32 % de plus qu’en 2016. Même si moins d’un étudiant sur trois a obtenu satisfaction, le nombre d’étudiants voyageant en-dehors de l’Europe a augmenté de 23 % en un an. 

Seul 4 % d’une classe d’âge concerné en Europe

Néanmoins, Erasmus est loin de satisfaire tous les candidats. Chaque année, de plus en plus d’étudiants déposent leur dossier pour espérer partir à l’étranger. Entre 2016 et 2017, Erasmus a d’ailleurs enregistré une hausse de 18 % des demandes.

Pour autant, l’année dernière, 41 133 candidatures n’ont pas été acceptées. Concernant les étudiants (professionnel, stagiaires, étudiants en Europe et hors-Europe), un tiers des dossiers ont également été refusés, ce qui correspond à 30 710 candidats. 

Ainsi, au niveau européen, seul 4 % d’une classe d’âge a bénéficié d’Erasmus. Un chiffre qui s’explique notamment par des raisons financières. Actuellement, le budget est fixé à 16 milliards d’euros mais il pourrait atteindre 30 milliards entre 2020 et 2025 pour espérer doubler le nombre de jeunes bénéficiaires d’Erasmus.