S’il y a bien un domaine vers lequel il est judicieux de penser à s’orienter, c’est l’environnement. Certaines prédictions chiffrent à un million le nombre d’emplois que le secteur pourrait générer d’ici 2020. Des branches, jusqu'à présent peu connues, se développent. Tour d’horizon.

Les questions environnementales, plus que jamais d’actualité, ouvrent la voie à grand nombre de professions dans ce secteur.

Contrairement aux idées reçues, la transition écologique ne serait pas forcément synonyme de destruction d’emplois mais plutôt de reconversion pour les domaines menacés (l'automobile, le bâtiment, les produits pétroliers, l'abandon du nucléaire ou de l'agriculture traditionnelle intensive.)

Ainsi, d’après la campagne « 1 million d’emplois pour le climat » impulsée par une confédération syndicale internationale et soutenue par plusieurs associations environnementales, 1,5 million d’emplois prévoient d’être créés d’ici 2020 et 460.000 devraient être détruits, soit une création nette d’un million d’emplois dans le secteur.

Ces chiffres se réfèrent principalement aux travaux de l’économiste Philippe Quirion, sur la base du négaWatt scénario, en date de 2013.

4 millions d’emplois verdissants

Selon les statistiques du ministère de l’Environnement et du développement durable, 136.000 emplois sont directement liés à la protection de l’environnement et la valorisation du développement durable.

Plus intéressant pour les années à venir, on estime à 4 millions le nombre d’emplois « verdissants », c’est-à-dire les professions présentes dans d’autres secteurs (santé, énergie, tourisme, transports) mais qui nécessitent tout de même des compétences en matière d’environnement.

Des scientifiques de la nature

De nombreuses branches sont concernées par cette mouvance favorable au secteur environnemental. A commencer par les scientifiques et les ingénieurs dont les recruteurs sont particulièrement friands.

Ingénieur des ponts, des eaux et des forêts (IPEF), océanologue, spécialiste du traitement des eaux ou des déchets ou encore hydrogéologue, les débouchés ne manquent pas.

Des missions variées 

Ils ont tous en commun d’être des techniciens ou des ingénieurs de l’environnement. Leur rôle est de veiller à la bonne application des politiques gouvernementales en matière d’environnement, de contrôler la qualité de l’eau des nappes phréatiques, des océans ou encore de s’assurer du bon déroulement du processus de recyclage.

Ces postes sont généralement accessibles de bac+2 pour un technicien à bac+5 pour les ingénieurs en biologie par exemple.

Sensibiliser à la question écologique

Cependant, il ne faut pas s’y méprendre, l’environnement n’est en aucun cas réservé aux scientifiques. Les branches dans le social, la justice ou bien l’urbanisme valorisant un cadre de vie écologique sont aussi en pleine expansion.

Si vous êtes tout simplement des amoureux de la nature, le métier d’animateur/animatrice nature vous permet d’organiser des sorties, expositions et autres évènements afin de sensibiliser la population au changement climatique. Certaines activités s’inscrivent également dans le cadre du tourisme rural.

Défendre la nature

Si défendre la nature et protéger les lois allant dans ce sens vous intéresse, vous pouvez vous orienter dans le droit et devenir juriste en droit de l’environnement.

Ce poste vous offrira l’opportunité de faire valoir les droits de la nature et d’aiguiller les entreprises en matière de normes sur le développement durable. Ce poste exige un bac+5 avec une spécialisation dans la filière environnementale.