Plus de 10 000 étudiants français se rendent en Asie chaque année, dans le cadre d'un stage ou d'un séjour d'études. Avec, à la clé, une expérience de qualité et de nombreux débouchés. Preuve en est au travers des parcours de Colline et de Laura.

Colline, en troisième année à l'ISIT, en Chine

"Plus de possibilités pour travailler"

Depuis quelques années désormais, Colline a un véritable attrait pour la Chine. "Cela fait près de sept ans que j'étudie le chinois désormais, et la culture chinoise me passionne beaucoup. De plus, j'ai toujours été persuadée que la Chine serait un bon filon pour l'avenir, et j'ai vraiment trouvé ici ce que je voulais", affirme la jeune fille.

Ainsi, après un bac littéraire mention chinois, un passage par l'Institut national des langues et des civilisations orientales (Inalco), une année de classe prépa à Paris puis une autre à Dublin, Colline est partie en Chine, dans le cadre d'une année d'échange prévue dans son master en management culturel, à l'ISIT.

"Cela m'a permis d'intégrer le groupe Airbus, à Pékin, où très peu de stagiaires parlent chinois. Ma mission comprend notamment de la traduction très technique, du chinois à l'anglais. Pour autant, je considère que les langues doivent être un moyen, et non une fin", explique-t-elle.

"De multiples possibilités pour étudier et pour travailler"

Après son passage par le groupe Airbus, Colline espère intégrer une ambassade, et vient dans cette perspective d'envoyer de nombreux curriculum vitae. "Je ne sais pas encore si je resterai toute ma vie en Chine. Le pays bouge énormément, présente un très grand potentiel, et on sait qu'il y a de multiples possibilités pour étudier et surtout pour travailler", estime la jeune femme.

Avant d'ajouter : "mon souhait est vraiment de commencer professionnellement en Chine et, dans tous les cas, j'ai envie d'exercer un métier me permettant de mélanger le français et le chinois !"

Laura, étudiante de l'ISC Paris, en VIE à Taïwan

"Un tel parcours est plus enrichissant"

Très tôt dans son parcours, Laura a décidé de miser sur l'international. Ainsi, après un bac scientifique, option mathématique et mention Europe, elle a enchaîné deux années de classe prépa HEC par une entrée à l'ISC Paris.

"J'ai fait ma première année à Paris, ma deuxième en Espagne avant de passer mon année de césure en VIE à Bruxelles, dans une société de consulting green et de solutions durables, en tant qu'assistante de direction. A la fin de mon volontariat international, je suis revenue à Paris, mais il fallait non seulement que je recherche un logement, mais également que j'améliore mon niveau en anglais... Londres étant une ville bien trop chère par rapport à mes moyens financiers, les Etats-Unis n'étant pas pratiques, j'ai décidé de partir en Asie. Mon choix a été bien réfléchi et Taïwan se révélait être la meilleure destination, non seulement d'un point de vue économie, mais également pour l'avenir, ce pays de 23 millions d'habitants étant à la pointe dans de nombreux secteurs, notamment au niveau technologique. De plus, mon école a un partenariat avec l'un des meilleurs établissements de management du pays, disposant de l'accréditation AACSB", explique la jeune femme, qui parle aujourd'hui français, anglais, chinois et espagnol !

"Créer un poste pour ensuite l'occuper"

Laura a ainsi intégré la chambre de commerce et d'industrie (CCI) France Taïwan, pour une mission d'une durée de cinq mois, de janvier à juillet. "Mon rôle consiste à aider les entreprises françaises à s'installer et à développer leur business, gérer les réseaux sociaux, organiser des évènements... Si j'ai accepté cette mission, c'est pour créer ce poste relativement polyvalent et ensuite, je l'espère, l'occuper", confie la jeune diplômée, qui insiste, au passage, sur le fait qu'un "tel parcours est également beaucoup plus enrichissant et démarquant que de rester en France !"