Opérationnels dès la fin de leur cursus, les étudiants en école de commerce peuvent ainsi choisir d'entrer sur le marché du travail, et ce quel que soit leur niveau.

En trois, quatre ou cinq ans après le bac, les étudiants des écoles de commerce sont formés pour une entrée rapide sur le marché du travail, grâce à des enseignements pratiques et théoriques, notamment tournés vers l'international.

Bac +3 : de nombreuses possibilités de sortie

Le bachelor fait office de leader en matière de diplôme à dimension internationale. Le principe du cursus repose sur une véritable mobilité : il offre la possibilité d'effectuer des stages dans une entreprise implantée à l'étranger ou de passer une année d'étude sur un campus partenaire international.

De même, il met l'accent sur l'apprentissage des langues, notamment l'anglais. Par ailleurs, il s'agit d'un cursus extrêmement professionnalisant, que ce soit grâce aux périodes passées au sein de sociétés diverses ou à l'intervention continue de professionnels.

Le diplômé d'un bachelor proposé en école de commerce, peut donc, à niveau bac +3, saisir l'opportunité de se lancer sur le marché de l'emploi. Il est en effet totalement opérationnel, ce qu'apprécient d'autant plus les entreprises qui recrutent volontiers ce type de profils, notamment pour des postes de middle management (attaché commercial, chargé de clientèle, consultant en recrutement, chargé de communication, assistant chef de produit...), dans des secteurs très variés.

Toutefois, une majorité des étudiants préparant un bachelor, opte, à l'issue des trois ans d'études, de poursuivre avec une à deux années supplémentaires au sein de leur école de commerce ou d'un autre établissement.

Les diplômés bac +4 ont toutes leurs chances

Si le schéma LMD fixe les sorties de diplôme à bac +3, bac +5 et bac +8, certaines formations en quatre ans subsistent au sein de quelques écoles de commerce. L'équivalence reste rare au niveau international, mais les entreprises nationales, elles, ne s'y trompent pas.

Proposés dans un nombre restreint d'établissements, par ailleurs jouissant d'une bonne reconnaissance, ces programmes bac +4 s'organisent de la manière suivante : une année d'acquisition progressive des bases du management (marketing, commerce, droit, finance) suivie de deux années d'approfondissement (autour d'un secteur d'activité ou un enseignement). Enfin, la dernière année est consacrée à la spécialisation. Les étudiants peuvent ainsi finaliser leur projet de carrière et valider leurs acquis.

Les quatre années d'études accordent une importance majeure aux stages et à la dimension internationale. Au terme du cursus, ces missions en entreprise offrent souvent aux élèves l'opportunité de se faire remarquer par un employeur et de décrocher un CDI, en France comme à l'étranger, dans des secteurs aussi variés que le commerce, la finance, le conseil, l'audit ou le marketing.

Ainsi, les diplômés de ces formations de niveau bac +4 restent appréciés des employeurs, bien que la tendance actuelle profite aux bac +5. Les étudiants préfèrent souvent compléter leur formation par un master 2.

La sortie d'école de commerce à bac +5

La réforme LMD a mené les écoles en quatre ans à revoir leur offre de formations pour proposer un large choix de cursus en cinq ans, niveau master. Ainsi, le premier cycle que les étudiants préparent en trois ans vise l'acquisition des fondamentaux du management, avec parfois la délivrance d'un diplôme intermédiaire : le bachelor.

La seconde partie du programme s'articule, quant à elle, autour de deux années et comporte pratiquement toujours une expatriation au sein d'un cursus étranger, des modules de spécialisation et une expérience longue en entreprise. A la clé, un diplôme d'école bac +5 et souvent, l'acquisition d'un double diplôme dans l'établissement partenaire étranger.

C'est donc tout naturellement que les étudiants optent pour une entrée sur le marché du travail. Une enquête menée par la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) en 2017 indique que 79 % des diplômés des grandes écoles en 2016 sont en CDI un an après.

Néanmoins, rien n'empêche les diplômés de poursuivre leurs études à la fin de ce cycle. Ils peuvent ainsi se lancer dans un cursus d'un an pour viser une spécialisation et mettre toutes les chances de leur côté pour s'assurer une insertion professionnelle rapide. Plusieurs choix sont envisageables : un mastère spécialisé ou un MBA.